Edito

Cherche main-d’œuvre

Depuis l’automne dernier, l’AEF du Finistère dispose d’un stock constant de plus de 200 offres d’emploi de salariés agricoles non pourvues. Un constat surprenant, pour ne pas dire incompréhensible, dans un pays qui affiche 10 % de chômage.

Cette difficulté à recruter ne concerne pas que l’agriculture. L’artisanat, l’industrie, le commerce, les services sont confrontés aux mêmes difficultés pour trouver de la main-d’œuvre compétente et volontaire. Dans de nombreuses entreprises, des postes restent vacants faute de candidats. Car trop d’actifs en âge et en capacité de travailler ne sont en fait candidat à rien, sauf à ne rien faire.

200 offres d’emploi non pourvues à l’AEF du Finistère

Déterminées à ne compter que sur elles-mêmes pour trouver la perle rare – généralement dans l’entreprise concurrente – de plus en plus d’entreprises n’hésitent pas à placarder sur leurs murs des affiches bien visibles des automobilistes. « Bien plus efficace que tout le reste », commentait récemment un patron breton adepte de cette pratique. Reste que l’attractivité des métiers manuels passera aussi par une augmentation de salaire incitative. Pour les secteurs à faible valeur ajoutée, la solution est simple : transformer une baisse substantielle des charges salariales en salaire net. Le tout sans coût supplémentaire pour l’employeur et, à terme, pour l’État. Car augmenter l’écart entre la rémunération des travailleurs à bas-moyen salaire et l’indemnité des chômeurs rétifs au travail présente le double avantage d’encourager ceux qui travaillent et de décourager les calculateurs qui seraient alors incités à retrousser les manches. Il faut juste du courage politique…

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