Machinisme et équipements

Le godet Emily Multi’Dis se faufile dans les bâtiments

Le paillage est parfois éprouvant physiquement quand les bâtiments sont exigus. Au Gaec du Millier, à Beuzec-Cap-Sizun (29), les associés ont choisi de s’équiper d’un godet de paillage qui passe partout.

Le paillage des 140 logettes de l’exploitation de Claude Sergent, installé en production laitière avec son frère et sa belle-sœur à Beuzec-Cap-Sizun (29), est réalisé tous les 2 jours. Le bâtiment, disposant d’un couloir de paillage entre les logettes, demandait auparavant un effort éprouvant, car il était effectué à la main. Depuis 1 mois, les membres du Gaec ont investi dans un godet Muliti’Dis de la société Emily, pour étaler rapidement la paille broyée sur les matelas pour un confort optimal des animaux. « Nous stockons la paille broyée dans un hangar. À la moisson, la paille est récoltée à l’autochargeuse, avec des brins de 4 à 5 cm, pour être stockée en vrac », confie l’éleveur. En un petit quart d’heure, la litière est ainsi chargée et étalée sur les logettes, à raison de 500 grammes à 1 kg par place.

Peu de poussière

Le faible gabarit du godet de paillage permet d’accéder aux endroits les plus exigus. Avec 1,60 m de largeur intérieure, le volume de chargement est de 1,4 m3, soit « 40 à 50 kg à chaque chargement. Je règle depuis la cabine la vitesse de déchargement du tapis : rapide au départ, pour atteindre le bord proche du couloir de raclage, à plus lent pour couvrir le pied de la logette ». La paille broyée se déverse très facilement, car le godet est équipé d’un démêleur breveté. Adossé à l’exploitation de Claude, une unité de méthanisation, alimentée par les déjections des animaux.

La poussière est limitée lors du paillage.
La poussière est limitée lors du paillage.

Aussi, les sciures sont exclues pour pailler les logettes, car peu méthanogènes. À la récolte de la paille, les menues pailles sont également ramassées, toujours dans cette optique d’alimentation du digesteur. Très chargée en éléments de petites tailles, la paille broyée n’émet pourtant que peu de poussières lors de l’utilisation du Multi’Dis. « C’est appréciable pour les vaches, pour nous. Nous sommes actuellement en salle de traite classique, et réfléchissons à une traite robotisée. Les différents organes électroniques n’aiment pas la poussière… ».

Un télescopique, 10 outils
Comme dans beaucoup d’exploitations, le chariot télescopique est devenu un outil indispensable qui est mis en route tous les jours. « Il travaille 1 200 h par an ». Et les accessoires ne manquent pas : godets classiques, fourche lève-palettes, pince à botte ou à enrubannage, ou encore un godet malaxeur à béton « très pratique pour la maçonnerie en hauteur », avoue l’éleveur.

Multiples options

Le Multi’dis sait aussi se rendre polyvalent, car Claude Sergent l’utilise « pour apporter du maïs à un petit lot de génisses. Je pense aussi leur amener de la paille broyée ». Dans les autres systèmes d’élevage, le petit godet s’adapte aux copeaux, à la sciure ou au sable, et dispose d’un panel d’options, comme des mâchoires hydrauliques pour faciliter le chargement, un ameneur rotatif pour améliorer la distribution de paille ou encore une ouverture latérale des trappes hydrauliques.

« Une brosse latérale peut être installée pour balayer l’arrière de la logette. Pour les élevages de petite taille, le godet Multi’dis convient pour l’ensemble des tâches, que ce soit la distribution du maïs ou le paillage. En paille broyée, 100 % des brins doivent obligatoirement avoir une longueur maximale de 5 cm, sous peine de bourrage. Attention alors à la récolte au rotocut, qui peut laisser passer certains brins », explique Jérôme Le Febvrier, directeur commercial chez Emily.

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