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Accompagner les éleveurs vers plus d’autonomie

Samuel Dugas dresse un premier bilan de sa première année comme président de l’Adage. Il constate une augmentation des adhésions. Mais l’association doit se faire connaître pour attirer d’autres éleveurs en quête d’autonomie.

Samuel Dugas, éleveur laitier à Bais a présidé sa première assemblée générale de l’Adage mardi 15 novembre à Cesson-Sévigné. Il a rappelé que cette association est née en 1993 afin de créer du lien entre les éleveurs laitiers herbagers. « Le mot-clé est l’autonomie et notre ligne de conduite : être maître chez soi. Nous écoutons bien-sûr les avis des experts, mais nous avons toujours le dernier mot », précise Samuel Dugas, président de l’Adage depuis un an. Pour lui l’association est  humaine, conviviale, technique, économique, respecte les pratiques de chacun. « Tout le monde est bienveillant , je suis membre depuis 10 ans. Sans l’Adage, je ne serais peut-être plus paysan aujourd’hui. »

100 adhérents répartis en 6 groupes de travail

Actuellement, l’association regroupe une centaine d’adhérents sur un total de 94 exploitations agricoles. La mixité conventionnelle et bio est une particularité des 6 groupes de travail que regroupe l’Adage. Même si le bio a tendance à s’imposer un peu plus ces dernières années. « 40 % des adhérents sont en bio et 20 % en conversion. Même si nous ne sommes pas des référents en bio, nous sommes la plus belle marche pour y aller, cela permet de réaliser une transition en douceur. » Plus de 25 % des adhérents ont rejoint l’Adage depuis moins de 5 ans.

« La tendance ne va pas s’inverser car la crise laitière pousse les éleveurs à rechercher de l’efficacité technique et économique, à gagner sur le coût alimentaire et la santé animale. Des solutions que l’on trouve grâce au système herbager. Maintenant, nous devons nous faire connaître encore plus pour accompagner les éleveurs qui souhaitent évoluer vers plus d’autonomie », explique Samuel Dugas.

Attirer des jeunes vers le métier

« Nous cherchons des pistes pour attirer des jeunes vers le métier d’éleveur. Nous souhaitons mettre en avant le fait que l’on puisse être paysan et avoir du temps libre pour exercer d’autres activités. » Beaucoup d’adhérents se posent des questions sur la transmission de leur élevage. L’association souhaite voir aboutir rapidement le projet de test d’activité en milieu agricole.    Les candidats à l’installation pourraient effectuer un test grandeur nature dans des fermes des écoles d’agriculture pour essayer avant de s’installer. C’est une sorte d’installation progressive qui s’adresse à des jeunes qui ne sont pas issus du milieu agricole. »

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