Élevage

Indemniser efficacement botulisme et salmonellose

À l’échelle régionale, Groupama et GDS Bretagne s’entendent pour couvrir au mieux les élevages en cas de salmonellose ou de botulisme qui génère parfois des pertes conséquentes.

À Plérin (22), vendredi 15 janvier, Groupama Loire Bretagne et GDS Bretagne ont signé une convention « marquant la volonté d’étendre à l’échelle régionale leur coopération en matière d’indemnisation des éleveurs en cas de mortalité de leurs bovins pour cause de botulisme ou de salmonellose. » Ce partenariat existait déjà dans les Côtes d’Armor, il est désormais officiellement étendu aux autres départements bretons depuis le 1er janvier 2016. « Concrètement, les éleveurs adhérents au GDS et assurés chez Groupama pour la mortalité du bétail bénéficieront de cette synergie pour une prise en charge commune dès lors qu’un cas d’une de ces maladies est avéré. Il y alors abandon du versement de la franchise… », a expliqué Michel L’Hostis, président de la caisse régionale d’assurances.

Les moyens de repeupler

Et Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne de poursuivre : « La salmonellose en Bretagne, c’est de quelques dizaines à près de 200 cas par an. Mais un taux de prévalence plutôt en baisse grâce à la promotion et diffusion des mesures d’hygiène et des pratiques préventives. » Pour le botulisme, le Finistérien parle d’une « vraie préoccupation » car tous les ans, les contaminations à la toxine (10 à 15 dans la région) génèrent « quelques dossiers très lourds ». Conséquence notamment de « l’augmentation du nombre moyen d’animaux dans les exploitations suite à une large restructuration du monde laitier ».

On parle là parfois de décès de plusieurs dizaines de bovins en trois ou quatre jours. « Sans ce genre de convention, certains élevages n’auraient pas les moyens aujourd’hui de repeupler et de repartir. » Sans oublier que GDS Bretagne dispose aujourd’hui d’un service d’autopsie pour écarter ou confirmer un diagnostic et réagir très vite. « Pour le botulisme, tout en cherchant à identifier la source de la toxine, la première mesure de prévention reste la vaccination totalement efficiente au bout d’une semaine… »

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