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Un programme d’alimentation pour les truies hyperprolifiques

Alexandre Haquin est un jeune éleveur de porcs dynamique, en Gaec à Jugon-les- Lacs (22). Il a mis en place un système de mesures pour améliorer les performances de ses truies.

« 80 % des truies de mon troupeau sont hyperprolifiques », explique Alexandre Haquin. « Avoir un programme d’alimentation adapté à leurs besoins est indispensable ». L’éleveur s’est fixé comme objectif d’optimiser le nombre de porcelets sevrés par portée. Fort de 15 ans d’expérience en tant que salarié, il a rapidement décidé d’investir dans une quarantaine, une nurserie puis dans des doseurs volumétriques individuels de rationnement. L’éleveur a démarré un programme d’alimentation Prolidrive 2, sur les conseils d’Amélie Gilet, technicienne Triskalia. Il alimente ses truies avec un aliment sec unique, distribué grâce aux doseurs, et individualise une partie de la ration à la main. Au vu de la taille modérée de son élevage, il s’adapte pour mettre en place une alimentation biphase. Suite à un passage de virus SDRP fin 2014 et début 2015, les truies ne sevraient plus que 9 porcelets.

Alexandre Haquin Alexandre Haquin s’est installé en 2012 sur l’exploitation familiale.

Le challenge était donc de remonter le niveau de prolificité et d’atteindre les 14 porcelets sevrés par portée en moyenne sur le troupeau. Le haut niveau de prolificité des truies « hyper » nécessite de les complémenter avec un aliment plus énergétique que des truies « standard ». En maternité, l’éleveur travaille avec un aliment nourrice riche. L’objectif est de minimiser la perte d’état des truies afin d’éviter les retours en chaleur par la suite et les pertes économiques associées. La richesse en orge de cette « nourrice 14 » a pour effet d’améliorer la production laitière et d’éviter une fatigue excessive des truies. La montée au plafond après mise bas est très rapide : les truies reçoivent 5 kg d’aliment au bout de 24 heures.

Carte d’identité

  • Gaec de Parga (Naisseur-engraisseur/éleveur laitier)
  • 2 associés et 1 salarié : 3 UTH
  • 105 truies
  • 4 bandes, sevrage à 21 jours
  • 14 porcelets sevrés par portée
  • 82 hectares (céréales/maïs)
  • Lignée 80 % Youna et 20 % Alpha

14 porcelets sevrés

Sur la phase gestante, l’objectif est de couvrir les besoins de la truie et des fœtus, sous peine de dégrader la qualité de la portée à la naissance. Afin d’accompagner correctement les truies hyperprolifiques pendant cette phase, il est judicieux de travailler avec un aliment riche et d’adapter les quantités en fonction du stade de gestation. Sur les conseils d’Amélie Gilet, l’éleveur a opté pour le Gestalin, un aliment complémenté en graine de lin et vitamine E. À l’entrée en verraterie, les truies ont 2 kg de Gestalin par jour et Alexandre Haquin complète manuellement en fonction de l’état des truies au sevrage. « Depuis que j’ai changé d’aliment en maternité et que j’ai mis en place mon système de doseurs et de complémentation individuelle, les truies sont beaucoup moins défaites », explique l’éleveur. « Elles entrent en meilleur état en bâtiment gestantes et les lots sont homogènes. On a un impact positif direct sur le nombre de portée par truie réformée ».

Nous sevrons 14 porcelets par portée en moyenne »,  déclare Alexandre Haquin « Aujourd’hui, avec 80 % de Youna dans le troupeau, nous sevrons 14 porcelets par portée en moyenne », déclare Alexandre Haquin.

Pour répondre aux normes sur le bien-être, les truies gestantes sont allotées. Elles sont complémentées individuellement en fonction de la prolificité, l’état et le rang de lactation. Le niveau de ration de base augmente au fur et à mesure de l’avancement de la gestation pour accompagner le développement des porcelets pendant cette phase. « Aujourd’hui, toutes les truies entrent en état en maternité. Le cheptel truie est beaucoup plus homogène depuis que l’on a mis ce programme en place. On favorise également la qualité et l’homogénéité des porcelets nés. Aujourd’hui, on sèvre en moyenne 14 porcelets sous les truies Youna », commente Alexandre Haquin. Pour Amélie Gilet, technicienne référente de l’élevage, ce sont les pratiques éleveurs qui conditionnent les bons résultats du troupeau : « On aura beau essayer de mettre en place les meilleurs programmes d’alimentation, si l’éleveur n’observe pas constamment ses animaux, les résultats ne  seront pas au rendez-vous. Ici, nous avons affaire à un éleveur “animalier” qui connaît bien ses animaux et qui a le sens de l’observation. »

En plus de ses choix de conduite et d’alimentation, l’éleveur, toujours à la recherche de performances, a choisi de passer son troupeau en génétique Youna il y a deux ans. Appréciée pour ses performances laitières, cette lignée possède de grandes qualités maternelles. « Depuis mon passage en Youna, j’augmente tous les mois le nombre de porcelets sevrés par portée. La qualité et l’homogénéité des porcelets à la naissance sont également là », déclare Alexandre Haquin.


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