Productions Agricoles

Un prix du porc garanti sur 6 mois

Le groupement Syproporcs et le salaisonnier Herta viennent de signer le premier contrat garantissant un prix fixe du porc sur une durée de 6 mois.

Le premier contrat engageant un groupement de producteurs et un salaisonnier sur un prix fixe du porc a été signé jeudi 25 juin à Plérin (22). Hervé Gaté, président de Syproporcs, et Arnaud de Belloy se réjouissent de cet accord expérimental qui s’étale sur 6 mois : du 1er juillet 2015 au 1er décembre 2015. « C’est un contrat swap de valeur porc/jambon qui réside dans le transfert d’un prix variable vers un prix fixe, sur une période longue et déconnecté des circuits de livraison physique », explique Daniel Bellec, directeur du groupement.

Discrets sur les volumes et le prix fixé

Les deux signataires souhaitent rester discrets sur les volumes engagés ainsi que sur le prix fixé. « Ce que l’on peut dire c’est que 100 % des éleveurs à qui nous avons proposé le contrat l’ont accepté. Ce sont eux qui décident quel pourcentage de leur production ils souhaitent mettre en contrat », lance le président. Beaucoup d’éleveurs choisissent de contractualiser leurs achats d’aliment sur une certaine période afin d’échapper aux fluctuations du prix des matières premières. « Pour nous, fixer un prix d’achat pour l’aliment est logique si on peut s’assurer un prix de vente des cochons. »
De son côté, le PDG d’Herta s’assure un approvisionnement en porcs de qualité, ce qui est une nécessité pour poursuivre le développement des produits avec moins de sel et moins de gras. « Nous achetons une partie de nos jambons à l’étranger, car la production française n’étant pas suffisante. Notre principal fournisseur est l’Espagne, par contre nous n’achetons jamais en Allemagne car nous ne trouvons pas la qualité dont nous avons besoin. »

Durée idéale d’un an

Ce contrat swap permet au PDG d’Herta de stabiliser le coût de ses approvisionnements avant les négociations avec les distributeurs. « Le contrat avec Syproporcs est sur une durée de 6 mois. Idéalement pour nous, il faudrait qu’il soit sur un an. En effet, nous négocions avec la distribution sur cette durée. Mais un engagement sur 6 mois est déjà un grand pas. »

Nicolas Goualan

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