Productions Agricoles

Le métier de vétérinaire avicole en mutation

L’objectif de réduction d’utilisation d’antibiotiques et le peu de solutions alternatives incitent les vétérinaires à s’orienter vers plus de conseils en élevage.

« Les vétérinaires spécialisés en volaille subissent une grosse modification de leur métier. Le plan Écoantibio qui vise à réduire l’usage d’antibiotiques dans les élevages de 25 % à horizon 2017 engendre une baisse de la rémunération sur ces derniers. Il faut faire évoluer le métier de vétérinaire de la prescription vers plus de conseils pour compenser cette perte », témoigne Julien Flori, vétérinaire faisant partie du groupe Chêne Vert Conseil. Il a annoncé lors des rencontres interprofessionnelles de pathologie aviaire (Rippa), à Rennes, que le vétérinaire zootechnicien pouvait venir en appui du technicien d’élevage.

De la prescription au conseil

Le vétérinaire peut intervenir pour améliorer le démarrage des volailles en apportant des conseils en termes de ventilation, de gestion de l’eau de boisson, de nettoyage et désinfection. « Tous ces paramètres contribuent à diminuer l’utilisation d’antibiotiques et permettent de régler des soucis de mortalité ou de tri excessif au démarrage. Sur l’élevage nous mesurons les paramètres zootechniques avant l’entrée des animaux dans le bâtiment : ambiance, abreuvement, alimentation, litière… La qualité des volailles est évaluée à leur arrivée et leur comportement analysé 4 h après leur entrée dans le poulailler. Le but est de mettre en évidence les points à risque de la phase de démarrage, de proposer des mesures correctives et mettre en place un plan de travail. » La réduction de l’utilisation d’antibiotiques en élevage avicole passe par ces leviers techniques, car il existe très peu de traitement alternatif. « Le partenariat vétérinaires conseils et entreprise avicole est à développer », conclut Julien Flori. Nicolas Goualan

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