Dossiers

Chariots télescopiques

Le valet est un atout

Bon compromis entre le tracteur et le télescopique, le valet de ferme est petit mais costaud pour différentes tâches en élevage.

Tous les matins, Rémi Guével démarre son valet de ferme pour différentes tâches. Que ce soit pour la distribution du maïs ou pour vider le fumier, l’outil s’avère redoutable d’efficacité et de polyvalence. « Quand j’utilisais le godet du tracteur pour mettre l’ensilage de maïs à l’auge, il fallait toujours être vigilant par rapport aux rétroviseurs et au gyrophare. Avec ce petit chargeur articulé, quand l’avant passe, l’arrière suit. L’habitude de constamment regarder derrière se perd rapidement », confie l’éleveur, installé en production laitière à Bourg-Blanc (29). Le choix de s’équiper de ce chargeur s’est fait par crainte d’une panne sur le vieux tracteur habitué à racler les bâtiments. « Je compte m’équiper d’un rabot. L’engin articulé me permets de rentrer dans des endroits exigus, comme dans l’aire d’attente de la salle de traite : un couloir de 2,5 m de large y mène, débouchant sur une porte de 2 m. Le chargeur y pénètre, même si l’accès se fait en angle droit. Le petit gabarit accède à différents endroits, même dans les logettes pour éventuellement relever une vache. »

Tablier multi constructeur

Pichon fabrique et distribue le petit chargeur qui équipe cette ferme finistérienne. « Le P330 développe 33 CV, avec une capacité de levage de 900 kg. Il doit être utilisé comme engin de curage ou déplacement plutôt que de levage. Avec un tablier galvanisé, il s’adapte à tous les accessoires de chargeur. Nos clients peuvent ainsi réutiliser le matériel existant », confie Christophe Marzin, responsable des produits chargeurs chez Pichon. Personnalisable à souhait, les chargeurs articulés peuvent recevoir une cabine, un siège suspendu ou encore une suspension du bras par boule d’azote, « idéal quand on doit passer des bâtiments à la route », ajoute-t-il.

Pour Rémi Guével, il s’agit à part entière. « Il est complémentaire au tracteur et au téléscopique. Plus maniable, il lève moins haut que la fourche du tracteur. J’apprécie en revanche l’accessibilité par rapport aux trois marches à monter et descendre sur le tracteur ».

Petit gabarit comparé au tracteur...
Petit gabarit comparé au tracteur…

Avantage côté consommation

La faible consommation de carburant plait aussi à Rémi Guével. « En utilisant le chargeur environ 1 h 30 par jour, je consomme 2 L par heure. Comparé au 12 L du tracteur, j’économise 10 € par jour, soit 300 € par mois. Ce montant couvre mes annuités, et mon tracteur est plus disponible pour d’autres travaux. Mieux, le valet de ferme travaille plus rapidement, comme sur le dernier chantier d’enrubannage en continu où il apportait rapidement les bottes », assure le producteur. Du côté entretien, pas de grands travaux à prévoir, si ce n’est vidange et graissage. Une multitude d’accessoires, en partie déjà présentes sur l’exploitation, assure le travail. « En plus d’un godet, d’une fourche grappin, d’un pic-bottes, d’un lève-palette et d’un godet grappin, je réfléchis à une pailleuse pour compléter mes outils. » Présenté lors du Sima de 2005, la société guipavasienne prévoit prochainement une nouveauté déjà proposée à l’export dans les pays de l’Est. Fanch Paranthoën

Peut vous intéresser

Lire aussi...
Fermer
Bouton retour en haut de la page
Fermer