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Voyage en Californie laitière

La culture du pâturage

Quand on est issu d’une famille d’éleveurs hollandais, l’exploitation de l’herbe est presque inscrite dans les gènes.

« Nous avons la culture du pâturage », confirme Kevin Prins, installé avec son épouse, sur un élevage de quelque 580 vaches laitières. Placé immédiatement dans le dos de Kevin, John, son père approuve, pas peu fier de relever que son fils fait partie de la troisième génération d’éleveurs de cette dynastie qui a débarqué en Amérique après la guerre.

8-9 mois à l’herbe

En terre californienne, la ferme des Prins fait un peu exception. Par sa taille d’abord et parce les vaches pâturent pendant 8 à 9 mois de l’année. Une façon de compresser les charges d’alimentation qui représentent 50 % du coût de production. « La ration évolue en fonction du prix des matières premières que nous sommes obligés d’aller chercher de l’autre côté de la montagne » (NDLR : comprendre la Sierra Nevada).

Kevin Prins élève 580 vaches qui pâturent pendant 8-9 mois de l’année
Kevin Prins élève 580 vaches qui pâturent pendant 8-9 mois de l’année.

Hors saison de pâturage, la ration distribuée atteint en moyenne 53 livres (23 kg MS) et 55 livres (25 kg) pour le lot hautes productrices. « Une ration à base de foin de luzerne, de flocons de maïs, de tourteau de colza, de graines de coton, de coques d’amande. Pas de soja car il est très coûteux », explique l’éleveur qui a été très inquiet le printemps dernier avec la sécheresse persistante qui a touché l’état californien depuis le début de l’hiver.

10 % de pertes en moins sur les veaux

L’élevage Prins fait partie des pionniers californiens à avoir essayé le croisement inter-races pour renforcer la rusticité des laitières fortement sollicitées dans ce type d’élevage. « En ration hivernale, la production est de 36,3 kg à 36,5 de TA et 40,5 de TB », situe l’éleveur qui « après avoir essayé la Normande » s’est tourné vers le croisement 3 voies (3 races) pour améliorer la fertilité, la rusticité et la vitalité des veaux à la naissance.

«Les résultats sont intéressants. Le taux de mortalité des veaux est descendu à 5 % alors que nous étions à près de 15 % avant ». Et l’éleveur, en faisant visiter son élevage, de montrer des vaches « en 4e lactation qu’on croirait au 2e veau. Même si actuellement, j’ai tendance à réformer plus rapidement car je ne souhaite pas m’agrandir et que le prix des vaches de réforme est élevé (850-900 $ en moyenne avec des écarts de 500 à 1 500 $). Quand il parle de rusticité, Kevin Prins  soulève également les conditions de travail qui se sont améliorées. « Quand vous avez une meilleure fertilité, vous passez moins de temps autour de vos vaches ; quand vous avez des vaches toniques, elles sont moins sujettes aux maladies, etc. Tout cela fait gagner du temps ».

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