Politique et Syndicalisme

La modernisation, priorité de la Région

Installation, modernisation et simplification. Pour l’avenir agricole et agroalimentaire de la Bretagne, la Région entend appuyer ces trois orientations.

« Des moyens seront au rendez-vous pour les mettre en œuvre », a souligné Pierrick Massiot, président du Conseil régional, à quelques jours de l’ouverture du Space. Depuis le début de l’année, la Région est gestionnaire du fonds européen Feader 2014-2020. L’enveloppe européenne de 368 millions d’€ sera complétée par 126 millions d’€ financés par l’État, 84 par la Région, 39 par les Conseils généraux et 32 par l’Agence de l’eau. « Ce qui porte à 650 millions d’€ les moyens mis au service de l’agriculture bretonne. » 245 millions vont être dirigés vers la modernisation des outils de production et le renforcement de l’autonomie des filières, 248 millions vers la performance environnementale et 87 millions vont appuyer le renouvellement des générations.

Ambition laitière

Le président a en particulier rappelé l’ambition portée sur la filière laitière. « La demande mondiale en lait s’accroît de 20 milliards de L par an, soit l’équivalent de la production annuelle française. Première région productrice de lait en France, la Bretagne doit valoriser ses atouts et capter des marchés à l’international. » Un ensemble de mesures ont été initiées sur la compétitivité des entreprises, la transmission, l’organisation et l’innovation. « Elles vont être complétées et renforcées. » En lien avec la Région Pays de la Loire, la Bretagne a par ailleurs initié et soutient le projet Profil. Il a pour objectif la valorisation des protéines laitières en misant sur des produits qui pourraient être étiquetés « sans additifs ». Un vrai atout commercial pour les 10 entreprises de l’Ouest investies dans le programme, en lien avec l’Inra. « Les deux Régions sont aussi partenaires sur un Plan protéines, débuté il y a 2,5 ans et visant une meilleure autonomie des exploitations. Les premiers travaux démarrent », précise Michel Morin, vice-président en charge de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

Sur la filière porcine, les responsables affichent l’objectif d’une stabilisation de la production qui « devrait être facilitée par les mesures de modernisation et de simplification. » En volailles, « les situations sont contrastées, avec les difficultés de Tilly-Sabco après Doux. Le rééquilibrage dollar/euro va peut-être permettre de faciliter l’export. » Malgré tout, Pierrick Massiot se montre clairement optimiste pour l’agriculture et l’agroalimentaire bretons. « Des entreprises marchent bien. 700 millions d’investissements sont prévus. Sur les exploitations, une quarantaine de projets de méthanisation ont été soutenus. » L’agriculture bio et les circuits courts ne sont pas laissés de côté. « Nous soutiendrons les différents types de filières », déclare le président. Agnès Cussonneau

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