Ille-et-VilainePolitique et Syndicalisme

Informer et former, une autre casquette de la FDSEA

Défendant les intérêts des agriculteurs dans plus de 60 instances, la FDSEA d’Ille-et-Vilaine s’appuie aussi sur son large réseau pour informer et former les agriculteurs.

« En mai, nous avions organisé une soirée-débat sur l’Europe. Chaque année, nous proposons aux producteurs du département une journée technico-économique lait. Nous aidons les agriculteurs à intégrer le fonctionnement de leurs filières – ce qui n’est pas enseigné à l’école – et à comprendre l’utilité de s’y investir. Nous les formons aussi pour qu’ils s’approprient les éléments de gestion globale de leur exploitation », ont souligné Loïc Guines et Benoît Champalaune, président et secrétaire général de la FDSEA 35, lors d’une rencontre avec la presse le 2 septembre à Rennes. Autant d’exemples qui montrent l’implication du syndicat majoritaire sur l’information et la formation des agriculteurs.

2 500 adhérents

Suite à un travail important mené sur le terrain, le nombre d’adhérents à la FDSEA 35 recommence à augmenter. Le syndicat compte aujourd’hui 2 500 adhérents et s’appuie sur un Conseil d’administration de 60 membres et un bureau de 11 membres.

Lancer la réflexion sur les produits vétérinaires

Prochain sujet qui va être abordé au sein du réseau : la délivrance des produits vétérinaires. « Des éleveurs se sont regroupés pour dénoncer le monopole des vétérinaires sur cette distribution. Nous souhaitons aujourd’hui faire réfléchir nos adhérents sur cette thématique. Serait-il intéressant pour l’éleveur d’avoir demain la possibilité de s’approvisionner ailleurs, chez le pharmacien par exemple ? »

« Ce dossier ne peut être réduit à une simple question économique, car le métier de vétérinaire doit rester attractif, pour ne pas avoir demain une pénurie de praticiens. Peut-être qu’ils pourraient davantage être rémunérés sur le conseil ? », questionne Loïc Guines. « Nous souhaitons créer un dialogue entre les producteurs et les vétérinaires, pour comprendre les intérêts des différents acteurs », note Benoît Champalaune. Sur le sujet de l’emploi de salariés, le syndicat souhaite aussi former les producteurs.

S’agissant du dossier phytosanitaire, le syndicat a invité hier le Préfet d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne, ainsi que les élus parlementaires et locaux, à la station de recherche de St-Aubin du Cormier. « Les produits phytos peuvent faire peur. C’est important d’expliquer pourquoi et comment les agriculteurs les utilisent, de montrer les stratégies raisonnées mises en place depuis de nombreuses années. »

Position sur les filières

  • Organisation : La FDSEA dénonce le manque d’organisation des filières françaises. « En Chine par exemple, les Allemands arrivent groupés. C’est pourtant l’organisation, y compris des producteurs, qui fera le prix. »
  • Lait : « Alors que les industriels français freinent sur les volumes, l’Allemagne ou les Pays-Bas se développent en s’appuyant sur les marchés extérieurs et avec des prix au moins aussi bons qu’en France. » La FDSEA souhaiterait que les industriels français soient moins frileux.
  • Porc : Le départ de Gad dans le giron de la grande distribution questionne.
  • Embargo russe : La FDSEA sera « vigilante au fait que cela ne serve pas d’alibi à la grand distribution pour peser sur les prix d’achat des produits. Après les fruits et légumes, l’Europe doit mettre en place des solutions, des soutiens pour l’ensemble des filières. »

Pas de décisions à la légère

Les syndicalistes veulent notamment faire comprendre aux élus que leurs décisions ne doivent pas être prises à la légère, que derrière il y des conséquences économiques. Les bénéfices et les dommages doivent être soupesés. « Les outils de recherche et les agriculteurs peuvent d’ailleurs contribuer à apporter des réponses. » La rencontre a aussi offert au syndicat l’occasion de dénoncer une nouvelle fois la suradministration et ses conséquences sur l’agriculture. Agnès Cussonneau

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