Du potentiel génétique réparti dans un large panel

evolution-prim-holstein-genetique-taureau-lait-index-genomique - Illustration Du potentiel génétique réparti dans un large panel

Plus que des stars, c’est tout un panel de taureaux, triés sur les index génomiques, et pour certains déjà confirmés sur leurs filles, que propose Evolution. Car ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier est encore plus prudent aujourd’hui, avec les jeunes taureaux au potentiel attendu, mais pas encore testés sur descendance…

Depuis la concrétisation de la génomique, les taureaux ne séjournent pas longtemps sur les catalogues, rapidement devancés par les plus jeunes. Ils sont aussi plus nombreux, car il est préférable de diversifier des taureaux non confirmés, mais potentiellement meilleurs, pour minimiser les risques et optimiser le progrès. Comme le précisait récemment dans le Finistère  Thierry Ménard de Prim’Holstein France, avec un seul taureau, le CD (estimation de la précision des index) moyen est de 0,70, alors qu’en en utilisant plusieurs, on arrive statistiquement à 0,94. Une précision digne du testage sur descendance. Constat sur le terrain : les éleveurs n’ont plus le temps de s’approprier la génétique, de connaître les taureaux. Elle était annoncée ; la fin du « star system » est aujourd’hui bien palpable. Même si Evolution précise pouvoir désormais laisser les taureaux un peu plus longtemps à disposition des éleveurs, grâce à l’augmentation des CD, la durée devrait rester à 6 mois – 1 an.

International, sexé, sans corne…

Prouvant ses capacités au niveau international, Evolution propose près de 15 taureaux indexés entre 2 200 et 2 405 points de TPI (Total Performance Index qui hiérarchise les animaux aux USA). Parmi eux, Hammig Isy affiche un Isu de 197 et un TPI de 2 405. Hyper complet, ce taureau sera prochainement diffusé en France et à l’international. Face à l’utilisation croissante sur le terrain de doses sexées, Evolution va élargir son offre avec 30 taureaux, dont 7 seront directement disponibles dans les cuves des inséminateurs sur la zone Amelis et 4 sur la zone Urceo. Et pour la première fois, des taureaux sans cornes seront en libre utilisation pour les adhérents.

Les progrès sont là

Reste que les progrès génétiques sont bien là. « Depuis 10 ans, la production française par vache a augmenté de 1 296 kg et de 0,1 point de TP. Avec, selon l’Inra et l’Institut de l’élevage, une contribution de 952 kg et de 0,3 point de TP liée à la génétique », précise David Girod, responsable développement filière Prim’Holstein chez Evolution. Sur un laps de temps plus rapproché, le gain génétique se traduit par un changement de base sur 2014 qui atteint -5,1 points d’Isu par rapport à 2013. Enfin, des publications de l’Institut de l’élevage montrent la corrélation entre les index génomiques et les performances des femelles, et ceci en production, morphologie et fonctionnels.

Les indexations connaissent par ailleurs un autre tournant, prenant une orientation internationale. « Dans Eurogenomics, les Français, les Allemands et les Pays du Nord de l’Europe (Pays-Bas, Danemark, Suède, Finlande) mettent en commun leurs génotypes, ce qui offre une base de référence de 22 000 taureaux augmentant la fiabilité des index », note Jean-Yves Dréau, directeur filières lait spécialisées Evolution. Le calendrier d’indexation français rejoint donc celui à l’international, avec des publications en avril, août et décembre.

Indexation d’avril

Pour l’indexation d’avril 2014, Evolution s’illustre dans les taureaux confirmés de plus de 1 000 filles avec 14 des 20 meilleurs français en Isu, et 2 des 10 meilleurs au niveau mondial : Via Thélo et Voladi Man. Pour certains, le seuil des 1 000 filles devrait être atteint en août, à l’image de Drance Isy qui affiche 162 en Isu, +1 050 kg en lait et +1,6 en fertilité. Didot et Dunhill gagnent aussi du terrain. Avic Sho confirme sur la solidité de ses filles et sur les valeurs fonctionnelles. Avec +1 en TP pour +1 370 kg de lait, Cosinus est la référence en production.

Se former pour mieux renouveler

Génomique, semence sexée, monitoring… Aux bouleversements technologiques, s’ajoutent aujourd’hui des enjeux nouveaux (fin des quotas, attentes diversifiées des laiteries…). La question de la génétique liée à celle du renouvellement se complexifie. « Nous devions aider les éleveurs à y voir plus clair et bâtir leur stratégie de renouvellement. Nous avons donc lancé en 2014 une formation de grande ampleur sur cette thématique », explique Laurent Bouton, responsable pédagogique Formaxyon, la filiale formation d’Evolution. « Environ 450 éleveurs y ont participé depuis le début de l’année, l’objectif étant de former 1 700 éleveurs sur 2014. » La formation comprend une journée en groupe pour définir des objectifs, puis une demi-journée en individuel sur l’exploitation, avec le nouvel outil d’accompagnement XP Lait qui va jusqu’à la prédiction des sorties. Suit une troisième journée avec des simulations chiffrées. De prochaines sessions auront lieu d’avril à septembre, et de fin octobre à décembre.

20 taureaux à plus de 180 d’Isu

Au pedigree 100 % Evolution, Haboro fait partie des 20 taureaux à plus de 180 d’Isu, qui sont disponibles ou le seront avant le 1er juillet prochain. Avec 191 en Isu, il est orienté vers la production de matière protéique (+1,8 en TP et +923 en lait), avec des points forts en morphologie de mamelle, en membres et en santé de la mamelle (Sama). A 184 d’Isu, Hurion Isy promet en production : TP +2, TB +4,4 et Lait +573. Comptant parmi les 20 taureaux supérieurs à 1 200 en lait, Dayel Isy offre un niveau de production unique au monde avec 1,8 en TP, pour 1 508 kg de lait.

Côté morphologie, le groupe propose 21 taureaux supérieurs à +3, le spécialiste étant le bien-nommé Hulk (+ 3,8). En fertilité, Gotham est le fer de lance des 19 mâles supérieurs à 1,5. Il allie performances laitières et reproduction. Helibor compile une Sama qui culmine à 2,9 avec de la solidité de la mamelle (1,3) et des membres (1,2), ainsi que des naissances faciles (92 %). Star de la longévité, Herivia atteint des records en Sama (3,2) et reproduction (1,3), accompagnés d’une bonne morphologie. Agnès Cussonneau


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