Economie, marchés et gestion

Le marché dynamique se maintient depuis décembre

Après une production chahutée en octobre par la douceur du climat, le marché et les prix retrouvent leur dynamisme avec la réduction des volumes commercialisés.

Les températures douces cet automne n’ont pas favorisé la demande. Le bond de la production constaté en octobre, avec en moyenne 100 000 colis/jours en gros calibre, a engendré une période difficile en pleine période de production dans tous les bassins européens.

La douceur perturbe la production automnale

La situation s’est redressée à la mi-novembre et plus encore en décembre, avec des mois de forte baisse de l’offre. Si les zones de production du Nord Europe ont, comme l’année passée, retardé leurs plantations pour une récolte plus tardive, le temps doux en Allemagne a aussi concentré la production outre-Rhin. Leur récolte s’est ainsi terminée début décembre, plus rapidement qu’en 2012. La chute des cours initiée en octobre, en réaction à cette l’abondance de l’offre, parvient à être interrompue en novembre et s’inverse en décembre avec la réouverture des marchés export en Allemagne et en Europe centrale. À cette période de la campagne, seules les régions de l’Ouest, avec en tête la Bretagne mais également la Basse-Normandie, alimentent les étals de chou-fleur, avec des variétés tardives. Le Royaume-Uni alimente quant à lui son propre marché intérieur.

Une production 2013-2014 en retrait

Dans une récente publication Agreste, le ministère de l’Agriculture estime que la production française de chou-fleur ne devrait pas dépasser 316.000 tonnes en 2013-14, soit 8 % de moins que la précédente campagne. Cette baisse de la production, « dans un contexte de maintien des superficies, est totalement imputable à une diminution des rendements et, plus précisément, à un poids par tête inférieur par rapport à celui de la campagne précédente, campagne record depuis 2000 avec une valeur de 1,951 kg », souligne le ministère. Le poids moyen par tête demeure toutefois au-dessus de 1,9 kg, soit en hausse par rapport à la moyenne quinquennale de 1,840 kg.

Un retour à la normale depuis la mi-novembre

« Malgré l’avance constatée cet automne, on se situe en phase avec le calendrier de production », confirme Eleonore Faucher, responsable produit à Prince de Bretagne. Elle poursuit : « Les volumes de chou-fleur devraient augmenter dans les prochaines semaines ». La pression parasitaire sur les cultures reste mesurée. Malgré les conditions douces et humides de décembre, qui se sont poursuivies jusqu’à ces derniers jours, seules quelques attaques fongiques du type Mycosphaerella brassicicola sont observées. Ces dernières, sans nuire à la qualité du produit, sont préjudiciables à l’esthétique du feuillage. Carole David

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