Dossier technique

Un démarrage à base d’embryons argentins et américains

La ferme de Corinne et de Thierry Kerneis s’est tournée vers la vente directe de viande bovine de race Angus, d’embryons et de reproducteurs après avoir arrêté la production laitière, en 2014. Le couple accorde beaucoup d'importance aux conditions météorologiques qui précèdent la collecte des embryons et les inséminations.

17516.hr - Illustration Un démarrage à base d’embryons argentins et américains
La ferme s’est tournée vers l’élevage de vaches angus en 2014.

Thierry et Corinne Kerneis apprécient dans la race Aberdeen Angus « sa rusticité, le gène sans cornes et sa faculté à faire des petits veaux, facilitant les vêlages. Les effectifs sont autant présents en hémisphère Nord que Sud, la race a une forte capacité à s’adapter », énumèrent-ils, lors d’une porte ouverte sur leur ferme de Pont-de-Buis (29). L’élevage qui compte 42 mères a été créé en 2014, après l’arrêt de l’activité laitière. Thierry Kerneis s’est rendu en Argentine et aux États-Unis pour mieux connaître la race, puis 200 embryons argentins et 35 américains ont été importés pour commencer à constituer le troupeau. « Après avoir posé une partie de ces embryons sur des génisses Holstein, j’ai vendu le reste », explique-t-il, afin d’amortir plus rapidement cet investissement dans la génétique. Aussi et pour financer ce démarrage d’activité nouvelle, quand 10 primipares vêlaient, 4 étaient gardées pour nourrir les jeunes veaux, les 6 autres étaient vendues en lait. Des vêlages très précoces Le Breton est éleveur inséminateur et vend des embryons de la race « à des éleveurs qui souhaitent diversifier leur production ». Il forme également d’autres agriculteurs à l’insémination. Chaque vache peut donner jusqu’à 12 ou 14 embryons viables par cycle. « Les génisses en donnent moins, entre 3 et 5 ». Pour préparer les femelles à cette production, le traitement hormonal est effectué. « J’ai déjà essayé de modifier l’alimentation pour préparer à la formation d’embryons, mais ça ne fonctionne pas toujours. Au printemps, la qualité de l’herbe peut être très aléatoire. L’alimentation n’est alors pas stable, or il faut le minimum de transition ». En parallèle, Thierry Kerneis est vigilant à la météo qui précède ses inséminations et ses collectes. « Un follicule met 60 jours à venir. Si un coup de chaud est détecté pendant cette période, ce peut être un échec ». Ce fut le cas…

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