Donner plutôt que de gaspiller

 - Illustration Donner plutôt que de gaspiller
Martine Niedzialek, à gauche, a présenté les locaux et l’organisation de l’association.

Martine Niedzialek, présidente de la Banque alimentaire du 29, a expliqué le fonctionnement de l’association à des élus en visite dans les locaux de Quimper. « Les Français adorent manger. 10 % d’entre eux aimeraient juste pouvoir le faire ». Ce message inscrit dans un cadre de la salle de réunion de la Banque alimentaire de Quimper suffit à résumer la situation. Fin décembre, des élus de la Chambre d’agriculture du Finistère et du Conseil départemental se sont rendus dans les locaux de l’antenne quimpéroise de l’association, accompagnés par Benoît Ribardière, coordinateur régional de Solaal Bretagne. « L’idée est de favoriser le don alimentaire plutôt que de jeter, afin de valoriser le produit en faisant plaisir aux gens dans le besoin », explique-t-il. Les antennes de la Banque Alimentaire du Finistère de Brest et de Quimper comptent chacune « 50 bénévoles. Nous avons un gros problème de renouvellement, la moyenne d’âge est de plus de 70 ans », introduit Martine Niedzialek, présidente de l’organisation départementale. « Nous sommes la première association d’aide alimentaire du Finistère ». Concrètement, les locaux de stockage se remplissent avant distribution aux 140 partenaires (CCAS, épiceries solidaires…) grâce au ramassage de fruits, de légumes de produits secs, de pain et de viennoiseries dans les grandes surfaces. Les dons de sociétés agroalimentaires constituent une seconde ressource. Les collectes organisées une fois par an permettent de récolter d’autres biens, comme des produits d’hygiène. Et les bénévoles n’hésitent pas à se retrousser les manches, en allant glaner des pommes de terre chez un producteur proche de Quimper. Rien ne se perd, tout se transforme : si des aliments doivent finalement être jetés, ils servent à l’alimentation des cochons d’un éleveur à proximité. Sur le département, 8 200 bénéficiaires trouvent ainsi une base pour leur alimentation. Une crainte de pénurie en lait Le Fonds européen est un autre moyen de…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article