Tomate : Trouver des variétés moins gourmandes en énergie

 - Illustration Tomate : Trouver des variétés moins gourmandes en énergie
Glynis Bentoumi présente les gaines reliées au système de ventilation double flux.

Les expérimentateurs de la station du Caté regardent le comportement d’espèces plus tolérantes aux maladies, mais surtout capables de croître et de fructifier en conditions plus économes en intrants et en énergie. Sous les serres du Caté, « 150 variétés de tomate sont en essai », chiffre Alain Guillou, responsable du pôle légumes sous abri. Avec son équipe, il observe le comportement et la tolérance aux maladies de variétés grappe ou cœur-de-pigeon, plus particulièrement vis-à-vis de l’oïdium et de la cladosporiose. « Depuis l’année dernière, nous commençons à observer des variétés possiblement résistantes au virus ToBRFV. Aussi, la propagation de botrytis fait l’objet de toutes les attentions, la maladie devient de plus en plus problématique car elle se développe en conditions froides et humides. Avec la hausse des coûts de l’énergie, nous gardons une température plus faible dans les tuyaux, la charge en fruits est plus cyclique ». La saison climatique a toutefois aidé le responsable à maintenir un état sanitaire satisfaisant dans les serres, grâce à des journées ensoleillées et chaudes. La tomate sous tous ses angles Production, calibre des fruits, vigueur des plants, facilité de récolte… De nombreux critères sont étudiés sur les tomates en production. « Nous testons la conservation des fruits sous 10 jours. Si tous les critères sont réunis, les variétés les plus intéressantes sont gardées pour des analyses sensorielles et gustatives, avec mesure du taux de brix ». Les sujets retenus seront revus une seconde année, avant de partir en production sur des surfaces limitées. Alain Guillou regarde aussi le comportement de ces végétaux conduits avec une moindre énergie, et notamment sur la vitesse de floraison. Le site expérimental est confronté, comme les producteurs, à l’envolée du coût des matières premières ; il faut s’adapter. [caption id=”attachment_71551″ align=”aligncenter” width=”720″] Le bois d’origine française vient remplacer la fibre de coco ou la…

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