Estimer le prix du maïs sur pied

 - Illustration Estimer le prix du maïs sur pied
On ne compte pas les épis de moins de 70 grains, ni les grains avortés en sommet d’épi.
Des parcelles prédestinées au grain vont finir en ensilage compte tenu de la sécheresse. Quelques éléments pratiques pour la négociation.

La méthode de calcul habituellement proposée repose sur le principe d’équivalence entre le produit de la vente du maïs fourrage sur pied et le produit qui aurait été obtenu par le producteur s’il avait récolté son maïs en grain.
Cette année, plus que jamais, la première étape consiste à bien estimer le rendement au champ. A défaut de pesage ou de cubage, l’estimation du rendement au champ peut se faire sur pied en se basant sur le nombre de grains au m2, premier facteur de variation du rendement (tableau 1).

Les plus beaux maïs pas forcément les meilleurs

Le développement végétatif n’est en effet pas un bon indicateur. Un gabarit moyen peut parfois cacher un nombre de grains par m² correct. Mais cette année, ce sera parfois l’inverse : des maïs bien développés, à gabarit correct au stade floraison, pourront être peu pourvus en grains, suite aux problèmes de fécondation engendrés par le déficit hydrique et les fortes températures.Pour une estimation convenable du nombre de grains, il faut réaliser les mesures dans plusieurs zones représentatives de la parcelle, en excluant les bordures.
La 2e étape consiste à évaluer le prix du maïs sur pied en calculant le produit brut par hectare, qui correspond au prix payé au producteur (net de séchage) multiplié par le rendement (voir tableau du bas). À ce produit brut, il faut ajouter une compensation en éléments fertilisants suite à l’enlèvement des pailles (compter entre 150 et 220 €/ha, selon le rendement et déduire les frais non engagés par le vendeur, à savoir la récolte des grains et le broyage des pailles (de l’ordre de 130 €/ha), le transport (de l’ordre de 30 €/ha).

Pratiques locales

Pour un plus juste prix, on aura intérêt à utiliser des références locales actualisées et à fixer un prix d’acompte, puis régulariser quand le prix définitif du maïs grain sera connu. Il est important de fixer, entre acheteur et vendeur, la période qui servira de référence pour le prix du maïs grain.Enfin, le vendeur aura intérêt à considérer la qualité du maïs qu’il vend, ce que l’acheteur ne manquera pas de vérifier. Un maïs « normal » riche en grain, entre 30 et 35 % de matière sèche (MS) plante entière, avec un appareil végétatif bien développé, avec des feuilles vertes (au moins 0,91 UFL par kg de MS) se négociera plus cher qu’un maïs pauvre en grains et/ou à faible développement.  


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