Energies et environnement

1200 arbres plantés en deux ans

À Commes (14), les associés du Gaec 2000 ont planté 1 200 arbres entre 2020 et 2021. Leurs objectifs ? Favoriser la biodiversité, augmenter le bien-être des vaches et stocker du carbone.

Très attachés à leur impact environnemental et social, Gilles et Florence Haelwyn, du Gaec 2000, entament fin 2020 un projet important d’agroforesterie intra-parcellaire sur une parcelle de 15 ha. « 396 arbres ont été plantés », introduit Yann Pivain, conseiller agroforesterie à la Chambre régionale d’agriculture de Normandie (Cran). « Ils ont été répartis sur 7 lignes. Chacune est bordée d’une bande enherbée de 2 m de large ». Vingt-quatre mètres séparent chaque ligne d’arbres pour permettre aux exploitants de travailler la parcelle.

Cinq essences de haut-jet

Cinq essences ont été implantées : alisier torminal, cormier, chêne sessile, tilleul et orme. Ces arbres de haut-jet ont été choisis pour trois raisons. « La première raison est agronomique », explique Yann Pivain. « L’ombre portée de ces arbres est faible et ne sera pas préjudiciable pour la culture en place ». De plus, leur feuillage aura un effet « brumisateur ». Une étude de l’Inrae montre en effet des différences de 5 à 6 °C entre des parcelles agroforestières et des parcelles sans arbres. « Enfin, la retombée des feuilles peut représenter jusqu’à 320 kg de carbone/ha/an », note Yann Pivain. La deuxième raison est d’ordre ergonomique. Les troncs droits des arbres permettent de s’approcher au plus près avec les tracteurs et outils. La dernière raison est économique. « Même si le tronc ne représente que 30 à 35 % du bois total de l’arbre, sa valeur financière est d’environ 80 % », chiffre le conseiller de la Cran.

Quatre projets supplémentaires

Le Gaec 2000 ne s’est pas arrêté là. Quatre autres projets ont vu le jour en 2021. Une parcelle agroforestière à vocation de bois d’œuvre de 7 ha. Une parcelle à vocation bois énergie de 9,3 ha. Une plantation de haie et d’arbres de haut-jet dans les paddocks. Un aménagement de prairie avec un verger hautes tiges. En tout, ce sont 1200 arbres qui ont été plantés en l’espace de deux ans. Les objectifs des exploitants sont multiples. Ils souhaitent tout d’abord stocker du carbone. « 30 arbres par ha peuvent stocker environ 1,5 tonne de carbone/ha/an au bout de 3 ans », annonce Yann Pivain. Ils ont également pour volonté de favoriser la biodiversité, augmenter le bien-être animal au pâturage et enfin produire de l’énergie grâce aux arbres têtards.

Et pour l’entretien ?
Le suivi et l’entretien d’une parcelle agroforestière sont essentiels pour garantir une architecture des arbres compatible avec l’activité agricole. Sur la parcelle de 15 ha, le temps de travail demandé par la taille est d’environ 2 jours par an. En plus de cela, Gilles Haelwyn fauche les bandes enherbées deux fois par an. « Afin de favoriser les interactions plantes-arbres, il est important de passer le décompacteur tous les ans », déclare Yann Pivain. « Cela force les racines des arbres à descendre plus profondément ».
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