Ovin : Passer à une lutte intégrée contre le parasitisme

dsc 0016 - Illustration Ovin : Passer à une lutte intégrée contre le parasitisme

La coprologie quantitative est l’arme absolue pour dépister les parasitoses internes et les résistances aux traitements antiparasitaires chez la brebis.  Parmi les différents strongles digestifs de l’ovin, trois espèces émergent : Teladorsagia circumcinta, Haemonchus contortus et Trichostrongylus colubriformis. Si l’ovin est caractérisé comme le ‘Musée Grévin’ de la parasitologie, ces trois principaux parasites passionnent Philippe Jacquiet, professeur de parasitologie à l’École nationale vétérinaire de Toulouse, invité à la journée régionale ovine, organisée le 18 mars par le GIE Élevages de Bretagne. « Ils représentent en effet 80 à 90 % des contaminations parasitaires induisant des pertes d’animaux, suite à des infestations au pâturage ». Lutter contre l’apparition de résistance « Nous disposons d’un arsenal thérapeutique composé de 5 familles de strongylicides, mais qui présentent depuis peu leurs limites, avec l’apparition de résistances et d’écotoxicités ». Depuis 3-4 ans, il rencontre en effet sur le terrain des phénomènes de multirésistances (ivermectine, benzémidazole). « Cette acquisition de résistance provient essentiellement d’une augmentation de la pression de sélection, avec des traitements fréquents par un même produit », insiste-t-il. À ce facteur, il faut ajouter les risques d’une entrée de résistance lors d’achats d’animaux. Sans oublier le chevreuil, qui peut être lui aussi un véhicule de strongles résistants d’un élevage à un autre. « Face à ces résistances, j’encourage tout éleveur à rechercher l’efficacité de ses traitements antiparasitaires, réalisés à des moments-clés selon les systèmes d’élevage, avec des coprologies de mélange. Il suffit d’envoyer au laboratoire un échantillon de fèces de 15 individus pour une bonne représentativité du lot, le mélange devant être fait de manière rigoureuse au laboratoire. » Il conseille également de traiter systématiquement les béliers à l’achat avant de les mettre en quarantaine. « En cas d’achat de troupeau ou de lots d’animaux, on peut traiter tout le monde au Zolvix, malgré son coût élevé, et vérifier ensuite par une coprologie l’efficacité…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article