Edito

Débattre

Le 28 octobre, le débat national ImPACtons de Saint-Brieuc clôturera le cycle de 30 réunions initiées dans la perspective de la mise en œuvre de la Pac 2021-2027. L’objectif de ces débats publics est de préparer le plan stratégique national (PSN). Autrement dit : la déclinaison de la Pac à l’échelle de la France.
Une partie de la profession agricole se montre dubitative, pour ne pas dire hostile à ce type d’initiative. Comme le disait un agriculteur avec un petit brin d’ironie et de provocation : « On ne nous demande jamais de donner un avis sur le fonctionnement de l’administration, et encore moins sur la haute fonction publique qui décide pour nous. Pourtant, nous aurions aussi des choses à dire… ».

La question reste entière de savoir si ce type de débat avec des non-initiés est le bon niveau de réflexion. L’agriculture travaillant à « bureau ouvert », elle se dévoile sans filtre à tous ceux qui circulent dans la campagne. D’où souvent des jugements précipités sans vraiment connaître les contraintes du métier de l’intérieur.

Reste que l’alimentation et l’environnement font partie des communs. Raison suffisante pour que la société s’empare de l’avenir de l’agriculture, rétorquent les partisans du débat public ne se privant pas de rappeler au passage que la Pac est financée par des fonds publics, donc par les citoyens.
En fait, comme souvent, l’équilibre se trouve souvent entre les deux. Un débat, loin des dogmes, respectueux et éclairé face aux enjeux agricoles, sociétaux et environnementaux à venir, ne peut qu’être fécond. Mais rien ne dit pour autant que les idées lumineuses qui sortiront de cette concertation ne soient intégrées au PSN. L’expérience de la Convention citoyenne pour le climat le démontre. Encore beaucoup de bruit pour rien ?

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