Pie Rouge : Retour sur 10 années de génomique

5948.hr - Illustration Pie Rouge : Retour sur 10 années de génomique
L’assemblée générale de Pie Rouge 29 s’est tenue chez la famille Briant, au Gaec des Rubis, avec une visite de l’élevage l’après midi.
La semence sexée et le génotypage ont bouleversé la conduite des troupeaux. La recherche génétique a fortement progressé en 10 ans et continue de proposer de nouveaux indicateurs.

« Il y a 10 ans, les semences sexées étaient peu développées, la génomique n’en était qu’au stade de la recherche et développement », se souvient David Girod, responsable produits lait chez Evolution. Le spécialiste était invité à retracer l’histoire de la génétique bovine lors de l’assemblée générale du syndicat Pie Rouge 29, à Milizac-Guipronvel. Désormais et grâce à ces outils destinés à accompagner la génétique, le panel de taureaux disponibles s’est élargi. « Le choix des éleveurs est beaucoup moins subi. On peut ainsi choisir sa génétique, adaptée à un système 100 % herbe ou au contraire en tout hors sol ».

Les indicateurs de demain

La race à robe rouge a été influencée lors de la dernière décennie par 2 effets majeurs. « Les taureaux ont été boostés dans le classement. Ainsi, le 1er taureau en 2014 obtenait 157 points d’ISU. En 2016, le top du classement atteignait 173 ». Les outils génomiques qui ont permis de sélectionner plus tôt les meilleurs animaux se sont aussi vu renchérir d’une nouvelle base de référence. « En 2017, nous avons intégré à la base la race Prim’Holstein, ce qui a eu pour conséquence de multiplier par 10 la quantité de données disponibles. Nous avons alors éclairci notre capacité de prédiction d’index. C’est une manière de se servir intelligemment de la proximité des 2 races », fait observer David Girod.

Le génotypage permet de mettre en lumière les très bons éléments…mais aussi les mauvais. « C’est très important de connaître les moins bonnes vaches, pour pouvoir faire un tri dans son troupeau, et écarter les animaux qui au final engendreront un coût d’élevage important ».
La recherche génétique avance toujours et propose déjà de nouveaux index pour les éleveurs, comme la santé du pied, l’efficience alimentaire (EFA), l’homogénéité de la descendance (HD+) ou la durée de gestation (DG). Ce dernier indicateur permet d’améliorer l’IVV et de réaliser des économies sur les coûts alimentaires. Pour l’indicateur efficience alimentaire, des mesures montrent un écart de 120 kg de concentrés consommés aux 100 L de lait produit entre les meilleures et les moins bonnes vaches.

Un concours pour toutes les vaches

Xavier Rannou, président du syndicat Pie Rouge 29, rappelle qu’un concours organisé par Evolution « met en évidence les animaux qui ne sont pas forcément présents dans les grands championnats ». La coopérative souhaite avec ce concours « récompenser les meilleures laitières sur d’autres critères, où les éleveurs souhaitent mettre en avant des compétences particulières », ajoute David Girod. Carrière longue, TB ou TP hors normes ou encore tempérament doux, les éleveurs intéressés peuvent inscrire leur animal jusque début octobre. Inscription sur www.evolution-xy.fr, dans l’onglet jeu-concours- vaches-efficientes-evolution.


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