Machinisme et équipements

Ils se forment à la maintenance des tracteurs

A l’issue de leur CS Tracteur et machines agricoles, les élèves du lycée Saint-Yves à Gourin sont embauchés par les Cuma et ETA locales pour l’entretien du parc matériel.

« La Cuma dans laquelle je suis en stage m’a déjà proposé un CDI », assure Enzo, 18 ans, titulaire d’un bac pro. Il n’achèvera pourtant son CS que l’été prochain. Ses 7 collègues de promotion ne devraient pas avoir beaucoup plus de soucis pour décrocher un emploi. Leur formation prévoit 16 semaines au Centre de formation au Saint (56), qui compte un hangar, une salle de cours et un lieu de vie exclusivement dédiés aux stagiaires du CS. Et un parc de tracteurs appartenant au lycée Saint-Yves ou loué à des concessionnaires du secteur.

« Le fait de louer sur une courte durée leur permet de se familiariser avec la plupart des marques de tracteurs et avec les nouvelles technologies. Dans l’atelier, ils apprennent la maintenance du matériel (hydraulique, électricité, moteurs transmission), la mécanique sur des tracteurs plus anciens et la mécano-soudure », indique Olivier Tromilin, responsable des formations par apprentissage… « Au lycée, nous avons une douzaine d’hectares qui permettent aux stagiaires d’effectuer la plupart des travaux de culture ». En alternance, les élèves passent une trentaine de semaines dans une entreprise de leur choix (ETA, Cuma, exploitation agricole) et une semaine en concession pour apprendre l’entretien des automoteurs (ensileuses, moissonneuses).

Agritechnica à Hanovre

« Dans un groupe de 8, tout le monde peut faire de tout », apprécie Quentin, 19 ans, lui aussi titulaire d’un bac pro agricole. Les autres stagiaires ont un CAP ou un BTS agricole, hors machinisme. Tous ont un réel attrait pour le matériel et envisagent le salariat après la formation. En novembre, ils ont effectué un voyage d’une semaine en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique où ils ont visité des usines de fabrication de matériel avant de se rendre au salon Agritechnica à Hanovre. « Cela permet de se rendre compte de la complexité de la conception des matériels et des nouvelles technologies. Nous voyons également que le marché français n’est pas le centre du monde. À Hanovre, les stands des constructeurs des pays de l’Est, de Chine ou d’Inde en imposent, bien plus que les stands français ». Un voyage bien venu en début de formation, pour motiver les stagiaires.

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