À l'étranger

Canada : De grandes opportunités dans des fermes immenses

Guénolé Chicouène est technicien culture dans la province du Manitoba, au Canada. La qualité de vie, le salaire et les responsabilités qui lui sont confiées ne lui font pas regretter son choix de s’expatrier.

« J’ai commencé au bas de l’échelle. Au Canada, celui qui veut réussir et qui est bon dans ce qu’il fait disposera de nombreuses opportunités », résume Guénolé Chicouène, jeune Breton résident permanent parti voilà maintenant 6 ans outre-Atlantique exercer la profession de technicien culture. Après avoir décroché un BTS ACSE qui l’a mené au Québec lors de périodes de stages, ce Costarmoricain originaire du canton de Broons (22) a tenté sa chance dans un 1er temps aux États-Unis, pour rejoindre ensuite la région de Manitoba au Canada. Dans cette ferme où il suit le bon déroulement des cultures de blé, de colza, de tournesol, de maïs, de soja ou de seigle, « les parcelles doivent être propres et avoir un bon rendement. Quand le travail est bien fait, les agriculteurs font très rapidement confiance, les salaires grimpent en conséquence ». La main d’œuvre rare explique sans doute des rémunérations confortables pour les salariés. La province canadienne a, pour répondre à cette demande, mis en place un programme pour encourager les salariés à venir. « Cette année, il y a 7 étudiants étrangers sur l’exploitation. Les origines sont diverses, de l’Ukraine au Nicaragua ».

6 500 ha à travailler

Sur cette exploitation menée par Bernie Elskamp et ses 2 fils, 15 employés à temps plein sont aidés par 7 salariés supplémentaires en période de moisson. Les 6 500 ha en culture de vente sont complétés par un feedlot de 8 800 bovins à l’engraissement. La moitié des terres est en propriété. « La ferme a doublé de taille en quelques années, beaucoup d’agriculteurs partent à la retraite. Quand on reprend une ferme, c’est 500 ha au minimum. Ici, la terre n’est pas chère », estime Guénolé Chicouène, qui chiffre l’acre à 2 500 $ canadiens (soit 4 200 € l’ha). Dans les 5 à 10 ans, de la terre va encore se libérer dans un secteur proche, à hauteur de 1 000 à 2 000 ha. L’occasion pour le technicien culture de s’installer ? « Peut-être en production laitière. Ici, les éleveurs gagnent très bien leur vie car le prix de vente au consommateur est assez élevé ; les gens ne rechignent pas à payer pour que les producteurs aient une rémunération juste ».

Toujours se former
« L’hiver, il y a toujours du travail à 40 heures /semaine, consacré à de l’administratif ou à se former. Les technologies sont très présentes dans les champs, nous sommes équipés de capteurs d’humidité pour suivre les cultures ». Pour implanter les cultures, le travail du sol est simplifié. Les apports d’engrais sont réalisés à l’automne, un passage de herse étrille au printemps devant le semoir finit de mettre en terre les graines. « Les sols sont relativement portants, nous pouvons entrer tôt dans la saison dans les champs », note Guénolé Chicouène. La texture des sols varie d’un extrême à l’autre, avec des terres sableuses à très argileuses.
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