Cultures

L’arracheuse par préhension respecte les carottes

Les machines de récolte par préhension donnent de la cadence aux chantiers, en préservant la qualité des légumes.

La conception des machines développées par la société belge Dewulf offre des rendements de récolte élevées, de l’ordre de 1 ha par jour en carotte. Avec une vitesse d’avancement de 5 km/h, cet outil a la particularité d’être équipé de « 2 diviseurs rotatifs, avec 2 palpeurs devant chaque diviseur », décrit Mathieu Berthou, technico-commercial pour la société Le Saout, de Cléder (29). Le contrôle de la récolte est automatique, le chauffeur en cabine peut agir sur un potentiomètre qui ajustera la hauteur du diviseur si celui-ci est trop près du collet. Cette machine d’arrachement par les fanes est utilisable sur de nombreuses cultures légumières, comme les carottes, les betteraves rouges, les céleris-raves ou les panais.

Pallier le manque de main-d’œuvre

Une fois extirpées de la terre par les courroies d’arrachage, les légumes passent dans des nettoyeurs rotatifs, puis arrivent à un système d’équeuteur. « C’est un système en demi-lune, qui coupe la fane au ras du collet, sans l’abîmer ». La vitesse de cet équeuteur spécifique peut être réglée suivant la taille des produits récoltés.
La P3CL Profi de chez Dewulf est une machine de récolte par préhension portée de 1 rang, autonome grâce à une centrale hydraulique alimentée par la prise de force du tracteur. Un opérateur situé en sortie d’équeutage peut contrôler et trier les carottes défectueuses. Les racines de qualité tombent dans un pallox porté par la machine sur des fourches hydrauliques. Le chauffeur vient enfin déposer ces containers une fois remplis, puis recharge une autre caisse vide.

Les carottes tombent dans un pallox porté par la machine. Un opérateur positionné à l’arrière contrôle la qualité des légumes.

L’arracheuse vient répondre à un manque de main-d’œuvre, car deux opérateurs sont seulement nécessaires lors d’un chantier de récolte. « La main-d’œuvre n’est plus là, l’investissement est rentable dans ce type d’arracheuse qui a un coût situé entre 45 et 50 000 € », fait observer Mathieu Berthou.

Un modèle pour chaque situation

Le technico-commercial conseille l’arracheuse correspondant aux besoins de ses clients. « Le modèle porté convient aux producteurs qui souhaitent une récolte en caisse. Dans les situations de terrains plus difficiles, nous conseillons un modèle avec trémie intégrée, qui évite les allées et venues dans le champ, pour déposer la caisse pleine et reprendre un pallox vide ». Cette trémie d’une capacité de 1 000 kg évite alors les manœuvres supplémentaires. Pour des débits de chantier encore plus importants, le modèle avec élévateur intégré à la machine déverse la récolte « directement dans une remorque suiveuse ». Concernant la puissance nécessaire à la traction de l’ensemble, 90 à 100 cv suffisent.

Les modèles traînés « vont arriver sur le secteur », prévoit le commercial. Dotés d’un pont moteur, ces outils de récolte pourront évoluer dans des terrains moins portants, à terre lourde, et dans toutes conditions météorologiques.

Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer