Côtes d'ArmorÉlevage

Un poulailler pour diminuer les allaitantes

Philippe Le Druillennec et Sandrine Bothorel, éleveurs à Louargat (22), ont choisi de construire un poulailler de 12 000 pondeuses bio pour pouvoir diminuer leur troupeau de vaches allaitantes.

Philippe Le Druillennec et sa compagne Sandrine Bothorel recevront leurs 12 000 pondeuses biologiques dans leur nouveau poulailler le 1er octobre. « Nous avons souhaité construire un nouveau bâtiment de 12 000 pondeuses en complément de notre poulailler de 6 000 poules bio datant de 1998. Le but est de pouvoir diminuer le nombre de vaches allaitantes sur notre exploitation et passer de 40 à 20 mères. Nous trouvons que les pondeuses sont plus faciles à gérer », déclare Philippe Le Druillennec, lors de la porte ouverte organisée par Le Gouessant sur l’élevage de Louargat (22).

Lionel Le Gall, dirigeant  de LG Constructions ; Philippe Le Druillennec, éleveur ; Jacky Lucas, dirigeant de la SARL Lucas BTP.
Lionel Le Gall, dirigeant de LG Constructions ; Philippe Le Druillennec, éleveur ; Jacky Lucas, dirigeant de la SARL Lucas BTP.

Simple et fonctionnel

Les éleveurs ont voulu un poulailler simple et fonctionnel à l’image de leur premier bâtiment. La ventilation est statique et il n’y a pas de sondes de température qui gèrent le réglage de la ventilation. « Je passe au moins 4 fois par jour dans le poulailler, je règle ma trappe ascenseur manuellement pour gérer ma ventilation en fonction de la température et de mon ressenti », explique Philippe Le Druillennec. Les pondeuses vont profiter de perchoirs en A disposés au-dessus des chaînes d’alimentation. La fosse est plus profonde que dans le poulailler de 1998 pour améliorer la ventilation, limiter les problèmes de mouches et le risque de dégagement d’ammoniac.

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Une bâche plutôt qu’un filet brise-vent

Des brasseurs d’air sont disposés à plusieurs endroits dans la salle d’élevage afin de créer du mouvement d’air lorsqu’il fait chaud. Au total, les éleveurs ont investi 44 €/poule dans la création de ce poulailler.
Ils ont opté pour une bâche plutôt qu’un filet brise-vent pour séparer la salle d’élevage du jardin d’hiver. « C’est un choix économique, un brise-vent coûte autour de 23 000 € alors que la bâche s’élève à 4 000 €. » C’est la société LG constructions, basée à Lanvollon (22), qui s’est chargée de la construction du poulailler. « C’est le premier poulailler en pondeuse de ce type que nous réalisons. Nous sommes sur une charpente métallique avec poteaux galvanisés, une isolation en mousse de polyuréthane couleur paille et un bardage bois », décrit Lionel Le Gall, dirigeant de LG constructions.

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