Garder le cap dans une agriculture chahutée

Patrick Hamon et Bernard Simon, élus au Conseil d’administration de la MSA d’Armorique et Philippe Meyer et Jean Le Quéméner, respectivement directeur général et directeur adjoint de la structure. - Illustration Garder le cap dans une agriculture chahutée
Patrick Hamon et Bernard Simon, élus au Conseil d’administration de la MSA d’Armorique et Philippe Meyer et Jean Le Quéméner, respectivement directeur général et directeur adjoint de la structure.

Pour son assemblée générale prochaine, la MSA d’Armorique veut débattre sur « l’avenir d’une agriculture bretonne responsable » alors que son activité reflète les difficultés vécues par les femmes et hommes du secteur. Mardi 29 mai, l’assemblée générale de la MSA d’Armorique rassemblera ses 800 délégués cantonaux, représentants des chefs d’exploitation, salariés et employeurs de main-d’œuvre, à Carhaix. « Ce sont eux qui ont travaillé sur le programme de l’événement », rapporte Bernard Simon, agriculteur et président du conseil d’administration de la structure. Après la partie statutaire et le rapport d’activité, le rendez-vous sera ainsi articulé autour d’une rencontre sur « la place et l’évolution du monde agricole » où Olivier Allain, conseiller régional en charge du dossier Agriculture et coordinateur des récents États généraux de l’alimentation, et Loïc Hénaff, P-D.G. bien connu du monde agroalimentaire breton, confronteront leur vision. « Nos deux témoins seront ainsi invités à répondre aux questions préparées par nos délégués territoriaux : Comment concilier agriculture responsable et rentabilité économique ? Quelle place de l’agriculture dans la société française ? Comment ajuster attentes sociales des exploitants et salariés aux contraintes du métier ? Quelle place de l’environnement dans l’agriculture et inversement ? » Pour le directeur de la MSA, Philippe Meyer, ce « débat de fond » se tient alors que « le monde agricole est à un tournant ». Le responsable revient, par exemple, sur la baisse de 40 % du revenu des agriculteurs entre 2012 et 2016. Son adjoint, Jean Le Quéméner souligne alors le paradoxe de chercher à remplir la mission de nourrir le monde quand on a du mal à se nourrir soi-même. « Se pose la question des conditions d’exercice de son métier, aujourd’hui et demain. » Et par ricochet, celle de « comment notre organisme de sécurité sociale va évoluer dans ce décor en…

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