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La Chambre d’agriculture du Finistère réclame des états généraux de l’élevage

Session Chambre Depuis des années, la Chambre d’agriculture 29 alerte tous les responsables politiques et économiques sur le risque de déclin de l’élevage, première activité économique de la Bretagne.

Face à des prix tirés en permanence vers le bas, face à l’inflation cons-tante des charges et des normes, les gains de productivité ne compensent plus rien. Depuis plusieurs mois, les agriculteurs, ici et ailleurs, mènent des actions pour leur survie économique. « À force de ne rien dire et surtout de ne rien faire, nos opérateurs économiques ou politiques, ceux qui ont le pouvoir d’acheter, de négocier les prix, de fixer les règles ou d’arbitrer, portent la responsabilité de cette crise sans précédent et des drames humains qui l’accompagnent », s’indigne André Sergent, président de la Chambre d’agriculture du Finistère.

40 % de l’élevage breton au bord du gouffre

40 % de l’élevage breton est au bord du naufrage avec des trésoreries qui se dégradent dangereusement. Les pertes mensuelles par exploitation représentent, selon les productions, entre 3 000 et 10 000 €. L’heure est gravissime pour l’économie régionale mais surtout pour tous les hommes et les femmes qui en vivent : les agriculteurs, ainsi que les salariés de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Face à cette situation un sursaut historique est indispensable. La Chambre d’agriculture du Finistère, réunie en session mercredi 15 juillet, lance un appel solennel : « Il faut organiser de toute urgence, en Bretagne et au plan national, de véritables états généraux de l’élevage avec les acteurs politiques et économiques des filières concernées, ainsi que la distribution. Les éleveurs se sentent aujourd’hui abandonnés. Devant cette injustice des prix devenue indécente et intolérable, ces états généraux de l’élevage sont impératifs, pour que chacun, en conscience, prenne ses responsabilités. Nous devons sauver l’élevage, y compris, s’il le faut, en innovant avec des modalités ou de nouveaux outils de fixation des prix », lance André Sergent.

Augmenter le prix des produits de quelques centimes suffirait. Quelques centimes de plus sur les prix unitaires sont dérisoires pour le consommateur et ne changeront rien, ni aux volumes des ventes, ni aux marges mais ils sont salutaires pour tous les agriculteurs et par conséquent pour toute l’économie régionale. « L’agriculture bretonne a tous les atouts et les fondamentaux qui lui confèrent une responsabilité productive et nourricière, sans alternative sur le plan macro-économique. La ressource agricole sera encore demain très précieuse pour faire vivre les agriculteurs et le monde rural et pour valoriser localement les investissements indispensables pour l’avenir socio-économique de nos territoires. »

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