Politique et Syndicalisme

Des références sur les circuits courts

500 producteurs en circuits courts ont participé à une enquête au niveau national. Produits laitiers, légumes, porcs, viande ovine, bovine et volailles ont été étudiés spécifiquement.

Lors des Rendez-vous Circuits courts – Accueil à la ferme, organisés par les Chambres d’agriculture de Bretagne en début de semaine, les résultats d’une enquête nationale réalisée auprès de 500 producteurs en circuits courts (CC) ont été exposés. Concernant la production laitière, 6 % des producteurs français vendent au moins une partie de leur production en CC, ce chiffre baisse à 1,5 à 2 % en Bretagne. La gamme régionale est constituée à 57 % de lait, 25 % de beurre et crème, et 11 % de fromages.

58 % du temps en moyenne

Les 58 exploitations laitières enquêtées (en 2013), dont 15 en Bretagne, emploient en moyenne 4 actifs par exploitation et confectionnent autour de 5 types de produits. « Les circuits de commercialisation directe les plus empruntés sont la ferme et les marchés. Au-delà de 100 000 L transformés, les circuits indirects sont dominants (GMS, commerçant détaillant, restauration…). Le temps de commercialisation baisse quand le volume transformé augmente », relate l’étude. Côté travail, 58 % du temps en moyenne est consacré aux circuits courts. Il dépend surtout des volumes et du type de gamme.

Des écarts de 1 à 3 existent sur les résultats par unité de main-d’œuvre en CC. La cession du lait et les coûts de transformation totalisent les 2/3 des charges avant main d’œuvre. Satisfaits à 95 % de leur activité CC, les enquêtés émettent toutefois des réserves, se plaignant pour 37 % d’un manque de main-d’œuvre, pour 63% de la présence de tâches pénibles, et pour certains, d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Un besoin de conseil

Des participants à la restitution ont souligné le manque de conseils sur la conception des bâtiments et le sanitaire quand on veut créer un atelier. « Des formations pourraient être organisées dans ce sens. La visite de labos existants est aussi une solution », précise Sophie de Verdelhan, conseillère Chambre. Regroupant 250 adhérents, l’association des fermiers transformateurs de produits laitiers, créée en 2009 dans le Finistère, souhaite aujourd’hui se régionaliser, sachant qu’environ 250 transformateurs laitiers fermiers existent en Bretagne. Des compétences en conseil spécialisé pourraient être développées dans ce cadre. Agnès Cussonneau

Plus de d’informations sur le site :www.chambre-agriculture-bretagne.fr, rubrique nouveaux marchés

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