Maladies émergentes : la menace se rapproche

Clavelée, peste des petits ruminants, fièvre aphteuse… Ces trois maladies progressent en Europe. Lors de l'assemblée de la section ovine du GDS Bretagne, le 4 juin à Rennes, un point a été dressé sur ces risques et les mesures à adopter.

Des moutons dans un camion de transport d'animaux - Illustration Maladies émergentes : la menace se rapproche
Les mouvements d'animaux depuis les zones infectées constituent le principal vecteur de diffusion. | © Getty Images/iStockphoto

La clavelée, variole du mouton et de la chèvre, était jusqu’ici cantonnée à la Turquie. Elle circule désormais activement en Grèce depuis quelques mois. Après une incubation de 4 à 21 jours, la maladie se manifeste par de la toux, du jetage, du larmoiement et de l’inappétence – des signes proches de la FCO. Viennent ensuite des papules, phase la plus contagieuse, puis des lésions cutanées comme pour la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La mortalité est fréquente chez les agneaux. Non transmissible à l’homme, la clavelée est à déclaration obligatoire et impose une éradication immédiate.

La peste des petits ruminants (PPR), présente en Grèce et en Roumanie, s’est étendue fin 2025 à la Croatie et à l’Albanie. Fièvre, conjonctivite, troubles respiratoires et diarrhées caractérisent la maladie, pouvant mener à la mort. Le virus fragilise les défenses immunitaires et favorise des surinfections bactériennes qui peuvent masquer le diagnostic. Des formes subcliniques existent.

La fièvre aphteuse, très contagieuse, touche bovins, ovins, porcins et caprins. Après 116 foyers à Chypre, elle a été déclarée en Grèce le 15 mars 2026 avec 83 foyers. Le souvenir de l’épidémie britannique de 2001 – plus de 6,5 millions d’animaux abattus – reste vif.

Les mouvements d’animaux depuis les zones infectées constituent le principal vecteur de diffusion. « Introduire des animaux issus de zones non à risque, limiter les élevages fournisseurs, respecter une quarantaine à l’achat et favoriser les transports directs », rappelle Coralie Chaumeny, du GDS Bretagne. Elle insiste : « Assurez-vous que tous les intervenants respectent vos mesures de biosécurité. »

Carole David


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