Jusqu’à 11 000 € d’impact sanitaire sur le revenu en 2025

Touchée de plein fouet par la FCO et la MHE, la filière bovins viande enregistre pourtant des résultats record en 2025, grâce à des cours en forte hausse et à un recul des coûts de production.

jeunes bovins limousins dans une stabulation - Illustration Jusqu’à 11 000 € d’impact sanitaire sur le revenu en 2025
Les maladies vectorielles de MHE et FCO provoquent depuis 2024 des problèmes de fertilité, de la surmortalité et des retards de croissance pour les veaux. | © Paysan Breton

Dans son bilan annuel de la filière bovins viande, l’Institut de l’élevage (Idele) note que, « selon les bassins touchés par la FCO et/ou la MHE, les pertes moyennes estimées sur le revenu s’échelonneraient entre 2 300 € et 11 000 € » par actif. Des chiffres issus du réseau d’élevages Inosys, qui compte 315 exploitations spécialisées en bovins viande. Au niveau de la ferme France, l’impact économique a atteint 294 M€ pour la filière bovins viande en 2024 (après 42 M€ en 2023), et devrait être similaire en 2025, selon une étude Idele/Interbev présentée au dernier Sommet de l’élevage. Premier poste de pertes : le recul des naissances (143 000 naissances en moins), synonyme de moins d’animaux à valoriser (pour 223 M€). S’y ajoutent la surmortalité des veaux (20 000 têtes) et le manque de jeunes bovins à engraisser en France (28 000 têtes). Premier poste de pertes : le recul des naissances Flambée des prix Malgré l’impact des maladies animales, les revenus des exploitations spécialisées en bovins viande ont connu en 2025 « des niveaux historiquement hauts, aussi bien les naisseurs que les naisseurs-engraisseurs », toujours selon les résultats du réseau d’élevages Inosys. « Les étoiles étaient alignées en 2025 », résume l’institut technique : prix moyen des gros bovins en hausse de 23 % sur l’année, « repli salutaire du prix des intrants » et « année climatique plutôt clémente » par rapport aux précédentes. Dans les élevages spécialisés conventionnels, les résultats courants moyens par actif s’étalent entre 34 600 € (naisseurs engraisseurs de veaux sous la mère) et 57 700 € (naisseurs en zones de plaine). Entre les deux, les naisseurs engraisseurs de jeunes bovins (JB) s’établissent à 51 200 €. Dans les systèmes avec cultures, la première place revient aux naisseurs engraisseurs de JB (69…

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