L’agriculture française : Une forte dépendance aux marchés internationaux

15074.hr - Illustration L’agriculture française : Une forte dépendance aux marchés internationaux

Que ce soit à travers les importations ou les exportations, l’agriculture française est caractérisée par une « forte dépendance aux marchés internationaux », note FranceAgriMer dans une étude présentée le 1er mars au Salon de l’agriculture. Presque la moitié des produits bruts (13 sur 30 étudiés par l’organisme public) sont en même temps exportés et importés au-delà de 20 % de la production nationale. Parmi les filières les plus dépendantes des débouchés étrangers, on retrouve des productions « très intégrées internationalement » (céréales, sucre, produits laitiers), mais aussi celles qui souffrent d’un « décalage entre la production et la consommation » (produits laitiers, volailles, porc, vin, etc.). Par exemple, l’Hexagone dépend de l’exportation en Chine des coproduits du porc (oreilles, queue, etc.), boudés par les Français. « L’autarcie complète n’est pas envisageable en France », résume Pierre Claquin, responsable de la direction Marchés, études et prospectives de FranceAgriMer. Quant au taux d’auto-approvisionnement (production rapportée à la consommation), il montre « une dégradation de 3 % en dix ans, mais pas un effondrement », relativise le responsable de FranceAgriMer. Entre 2009 et 2021, ce taux a fortement chuté pour le poulet (-24 %) et les fruits tempérés (-14 %), quand il a progressé de 33 % pour le soja (relance de la culture en France) et de 9 % en viande ovine (baisse de la consommation). Sans surprise, les produits pour lesquels la France dépend le plus des importations (en moyenne sur la période 2019-2021) sont la viande ovine (53 % de la consommation), le soja (67 %), et dans une moindre mesure les légumes frais (33 %), les fruits tempérés (37 %), ou encore le poulet (42 %) et le beurre (40 %).


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