Energies et environnement

Une journée d’information sur les énergies renouvelables

Pour aider les agriculteurs à acquérir de l’autonomie sur les projets d’énergies renouvelables, la FDSEA 35 a organisé un temps fort comprenant une visite d’élevages ayant installé du photovoltaïque, de la méthanisation et une éolienne.

« Nous souhaitons donner aux agriculteurs les clés pour être plus autonomes dans leurs décisions concernant les énergies renouvelables », a déclaré Christian Mochet, responsable environnement à la FDSEA 35. Le 27 juin, le syndicat a organisé une journée d’information sur le photovoltaïque, le solaire thermique, la méthanisation et le bois-énergie, en lien avec des organismes de conseil indépendants (Aile, Chambre d’agriculture, Apepha, GIE Élevages de Bretagne et AMB), « pour que les agriculteurs ayant des projets sachent à qui s’adresser en premier lieu. »

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Une voiture roulant au bioGNV était présentée lors de la porte ouverte.

« Nourrir la population reste la priorité »

« Aujourd’hui, le changement climatique s’impose à nous. Nous devons l’intégrer dans nos systèmes de production voire en faire une opportunité. Cependant, notre priorité reste de nourrir la population. Sur la méthanisation, nous sommes pour un palier de 15 % de maïs dans les apports. »
Après un temps d’information au CFTA de Montfort-sur-Meu, les participants ont visité deux exploitations engagées dans plusieurs types d’énergies à Iffendic (35). Chantal et Loïc Lepage, éleveurs de porcs et de volailles de chair, avaient été les premiers à installer une éolienne dans leur secteur, entamant leur réflexion en 2000. Elle produit de l’électricité depuis 2006 (2 200 kW de puissance nominale).

Photovoltaïque sur bâtiment et trackers

Sur la ferme voisine, Cédric Coignard et ses parents Béatrice et Daniel (éleveurs laitiers et poules pondeuses reproductrices) ont fait poser des panneaux photovoltaïques en toiture sur une stabulation (100 kWc sur environ 600 m2). Ils ont aussi fait installer deux trackers de 22 kWc de puissance et 110 m2 chacun, utilisés en autoconsommation. Et ils envisagent la construction d’un hangar photovoltaïque de 200 kWc pour stocker du fourrage.

Deux élevages partenaires sur la méthanisation

En 2016, Aurélie Lepage (fille de Chantal et Loïc) et son conjoint Ludovic Perrin ont commencé à réfléchir à un projet de méthanisation, « pour de l’autonomie énergétique sur le territoire, pérenniser la ferme et disposer d’une part de revenus fixes », expliquent-ils. De son côté, Cédric Coignard menait aussi une réflexion sur la méthanisation. L’arrivée d’un réseau de gaz sur la commune les a confortés dans leur projet qu’ils ont préféré mutualiser « pour davantage de cohérence et de rentabilité. » Les démarches ont réellement démarré en septembre 2019 et la première injection de la SAS Biogaz Iff dans le réseau date de septembre 2021. Entre-temps, Ludovic s’est installé avec ses beaux-parents.

Retour sur investissement de 9 - 10 ans
D’une puissance de 65 Nm3/h, le site de méthanisation a représenté un investissement de 3,5 millions € dont 230 000 € de subventions Ademe. Les producteurs tablent sur un retour sur investissement de 9 à 10 ans. « Le digesteur est alimenté tous les jours. Nous utilisons 63 % d’effluents d’élevage, des Cive (mélange seigle, triticale, orge) et du maïs », détaille Aurélie Lepage. « Pour réduire les transports, des tuyaux enterrés convoient directement le lisier de porc et de bovin et le digestat entre les différents sites. » Depuis janvier, les producteurs testent une solution dont l’objectif est de favoriser la production de biogaz : une sonolyse (traitement par ultra-sons) située entre le digesteur et le post-digesteur.

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