Côtes d'Armor

Poursuivre la revalorisation des pensions agricoles

Après deux ans de pandémie limitant les rencontres, la Section des anciens exploitants des Côtes d’Armor a réuni ses membres. Les nouvelles lois sur les retraites ont été au cœur des débats.

Mercredi 6 avril, la Section départementale des anciens exploitants des Côtes d’Armor a tenu son assemblée générale à Quessoy. Ses responsables sont revenus en détail sur la promulgation des lois « Chassaigne » de juillet 2020 et de décembre 2021. Pour rappel, la première vise à augmenter la pension minimum des chefs d’exploitation à carrière complète de 75 à 85 % du Smic. La seconde concerne la revalorisation des plus petites retraites, celles des conjointes et conjoints collaborateurs, des aides familiaux… L’aboutissement d’un combat syndical ? Loin de là, a rappelé Jean-Jacques René, président de la Section, à l’adresse des parlementaires présents. « Ce résultat est insuffisant. Seuls 20 % des retraités sont concernés par ces lois. Ces avancées sont donc à considérer comme une simple étape vers la convergence des retraites. » Et Yvon Boutier, jeune retraité, d’enfoncer le clou : « Nous devons être plus ambitieux. 85 % d’un smic à 10,67 € de l’heure ? C’est-à-dire la rémunération d’un salarié au bas de l’échelle, sans ancienneté ni expérience… Est-ce acceptable comme retraite pour des agriculteurs aux carrières de chef d’entreprise de niveau cadre, polyvalents, soumis à la pénibilité et au risque d’accident, aux aléas sanitaires, climatiques et financiers ? »

Le message des Anciens à la MSA

Reste que sur le terrain, la mise en application de ces deux lois suscite beaucoup de questions et même de la frustration, ont rappelé les responsables de la section. « Certains ont eu 20 € par mois, d’autres 50 € Il y a beaucoup de cas particuliers. » Anne Picou, de la MSA d’Armorique, et Frédéric Pavis, de la MSA des Portes de Bretagne, sont alors intervenus pour expliquer les mécanismes de ces lois. Pour l’assemblée, l’intervention a paru parfois complexe. « Front office, conditions de subsidiarité ou d’écrêtement, échanges inter-régimes… Vous avez votre jargon, comme quand nous parlons d’environnement ou de Pac, mais sur le terrain vos interlocuteurs ne vous comprennent pas. Dans les campagnes, des dossiers restent en souffrance, des retraités découragés jettent l’éponge… Ce n’est pas normal que les gens aient tant de mal à vous joindre et à obtenir des réponses et de l’aide de la MSA », a terminé Jean-Jacques René envoyant un message très clair.

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