Politique et Syndicalisme

Égalim 2 : Des avis divergents

L’observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) publiera chaque trimestre les indicateurs des organisations interprofessionnelles ou, à défaut, des instituts techniques.

Réunis dans l’hémicycle le 24 juin, les députés ont adopté à l’unanimité en première lecture la proposition de loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs, dite Égalim 2. Quelque 50 amendements ont été ajoutés au texte, dont de nombreux identiques montrant le consensus des différents groupes politiques autour de cette proposition de loi. Elle doit maintenant être examinée par le Sénat.

« Le résultat est globalement positif », se réjouissent, dans un communiqué du 25 juin, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs à la suite de cet examen en première lecture par l’Assemblée nationale. Ils considèrent que « le texte (…) répond aux principales attentes du monde agricole ». Ils notent malgré tout qu’il « faudra que les opérateurs se saisissent des outils et les respectent dans un esprit de dialogue et de confiance renouvelés pour que la valeur revienne dans les cours de ferme ». La Coordination rurale « salue » également le travail des députés en assurant que « certains amendements adoptés vont dans le bon sens ». Mais le syndicat estime que la proposition de loi « ne permettra malheureusement pas aux agriculteurs français de bénéficier d’un revenu suffisant ». L’avis de la Confédération paysanne est plus tranché. Avant même l’examen des amendements en séance publique, le syndicat estimait qu’« Égalim 2 n’aura que très loin à voir avec une meilleure rémunération des paysans et paysannes ». « Car ce que cette loi garantit, à coup sûr, c’est de ne pas légiférer en faveur d’un vrai partage de la valeur », estime le syndicat.

100 % en viandes françaises durables dans les cantines de l’État
En séance publique en première lecture, les sénateurs ont confirmé leur souhait d’ouvrir la liste des produits éligibles (50 % de produits de qualité et durables, dont 20 % de bio) pour atteindre les objectifs d’approvisionnement de la restauration collective prévus par la loi Égalim à davantage de produits : produits locaux et sous certificat de conformité dans la mesure où ils répondent à un cahier des charges exigeant. Les repas servis en restauration collective publique devront désormais comprendre au moins 30 % en valeur de produits sous signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (AOP, IGP, Label rouge, etc.) et les cantines de l’État devront s’approvisionner à 100 % en produits origine France.
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