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Envolée du prix de l’agneau en 2020

L’Institut de l’élevage dévoile les résultats 2020 du réseau Inosys Réseau d’élevage en ovin allaittant.

Sur l’année 2020, le prix moyen de l’agneau fixé par FranceAgriMer a augmenté de 9 %.

Un prix moyen historique malgré une année perturbée

Après la désorganisation des marchés à Pâques, en pleine production saisonnière d’agneaux durant le confinement lié à la pandémie de la Covid-19, il a été observé une progression régulière tout au long de l’année, tendance maintenue jusqu’à la baisse saisonnière de ces dernières semaines. « Ce prix moyen supérieur au prix de contre-saison est historique », relève Vincent Bellet, de l’Institut de l’élevage, lors de la journée Grand angle ovin en mai. Une tendance pourtant déjà observée en 2013, 2016 ou 2017, mais qui « reste exceptionnelle ».
Le réseau d’élevage Inosys relève quant à lui des variations de prix de vente de + 3 à + 11 % selon les systèmes, la localisation géographique, et les performances et efficacités techniques. L’indice Ipampa a, quant à lui, légèrement régressé de 1,3 % mais l’effet ne sera que de courte durée, impacté par l’inflation du prix des aliments fin 2020.

+3 % de revenu pour les élevages spécialisés

Quel que soit le système, le revenu des éleveurs chute régulièrement depuis 2015, avec l’impact de l’évolution des charges. 2015 marquant une valorisation de la Pac bénéfique pour la filière ovine. Parmi les systèmes présents en Bretagne, les spécialisés herbagers (540 brebis pour 1,4 UMO en moyenne) ont une légère reprise du résultat courant mais il reste limité à 18 000 €/UMO (+ 3 %/2019).

La productivité varie de 1,2 à 1,3 selon les élevages, avec une efficience de 7,6 à 8,3 kg de concentré /kg de carcasse, « les deux déterminants techniques composant le revenu », rappelle le spécialiste ovin.
Les systèmes fourragers, avec 600 brebis sur 60 ha, ont bénéficié de la valorisation du prix des agneaux : « L’embellie des cours a permis de compenser l’augmentation des charges ». Le résultat courant s’élève à 23 500 €/UMO (+3 %/2019).

L’intensification permet une productivité de 1,45 à 1,95 pour 6,9 à 9,5 kg de concentrés / kg de carcasse produit.
En ovin viande et grandes cultures (450 brebis, 100 ha et 1,6 UMO), la baisse des rendements est en partie compensée par l’activité ovine. Le résultat courant de 21 700 €, il encaisse une baisse de 23 %.

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