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Les trois racleurs contribuent à l’objectif de gain de temps

Au Gaec des Galais à Guenroc (22), une bonne organisation du travail était l’un des objectifs majeurs des associés lors de la conception de leur nouveau bâtiment. Les racleurs ont été l’un des premiers équipements choisis pour y répondre.

Le Gaec des Galais basé à Guenroc (22) est issu du regroupement de deux exploitations voisines et compte quatre associés à l’heure actuelle : Manuel Lechevestrier, Samuel Alix et ses parents Béatrice et Eric. Auparavant, chaque ferme disposait d’une stabulation en aire paillée avec un raclage des couloirs réalisé au tracteur. Aujourd’hui, trois racleurs à cordes passent dans les trois couloirs d’exercice du bâtiment mis en service le 26 août 2019. « C’est un gain de temps important », apprécient Manuel Lechevestrier et Samuel Alix qui se sont installés en septembre 2018. Les racleurs faisaient partie de leurs choix prioritaires dans le nouveau bâtiment, modulable pour s’adapter au fil du temps.

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Les moteurs sont protégés par des capots qui assurent aussi la sécurité de l’équipement.

Un meilleur niveau sanitaire

Les associés programment les passages des robots sur des armoires situées dans la laiterie. « En hiver, chaque racleur passe environ toutes les deux heures, sauf au moment du repas après la traite où nous laissons les vaches tranquilles. Ils ne passent pas tous en même temps pour laisser une échappatoire aux vaches qui ne les enjamberaient pas. Mais globalement, elles se sont bien habituées à ces racleurs d’une hauteur de 20 cm », précisent les éleveurs. « Un raclage fréquent permet de maintenir un meilleur niveau sanitaire dans le bâtiment. En été, ils passent moins souvent, deux à trois fois par jour. Les vaches sortent beaucoup. »
Les associés ont fait le choix d’installer des racleurs à cordes de la marque Etxeholz rachetée en 2019 par Renson (spécialiste de la gestion des fluides en agriculture). Ils ont identifié plusieurs avantages sur ce matériel : « La saignée dans le milieu du couloir ne fait que 3 cm : les vaches ne s’y coincent pas les onglons. Les rabots équipés de caoutchouc assurent une bonne qualité de raclage sans faire de bruit et ils n’abîment pas le ciment. » Laurent Yvergniaux, directeur marché élevage de Renson, ajoute que « ce type de pelle nécessite moins de nettoyage que les brosses. »

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La fin de course électronique permet un arrêt du racleur en douceur.

Peu de consommation électrique

D’une puissance de 550 W avec transmission indirecte et démultiplication, chaque moteur consomme peu d’électricité. « Le choix de la corde est économique et permet aux éleveurs d’intervenir plus facilement en comparaison à une chaîne. »
La qualité des matériaux confère de la longévité à l’installation. La corde est en Dyneema, une fibre de polyéthylène très résistante. « Elle a une capacité d’absorption de l’énergie élevée et une très faible élongation. » Au retour, la corde est tirée et se lève un peu, « c’est comme un essorage » avant l’enroulement sur le tambour. Ce dernier, large de 60 cm, génère moins d’altération de la corde. Les pièces d’usure (timon central, guides latéraux, demi-lunes servant à lever les pelles au retour du racleur) sont en hardox : un acier très résistant. Enfin, les moteurs sont protégés par des capots qui assurent aussi la sécurité de l’équipement.
En cas d’obstacle (une vache coincée par exemple), le matériel s’arrête. « Nous apprécions aussi d’avoir une fin de course électronique qui offre un arrêt du système sans tension pour le matériel », soulignent les éleveurs. Autre choix fait sur l’équipement : des poulies avec graisseurs qui permettent de réduire les interventions d’entretien.

« Un bon montage et un entretien régulier sont nécessaires. »

Le coût de cette installation revient à environ 28 000 € HT. Avec un bon entretien (graissage des roulements, nettoyage et réglages réguliers), la durée de vie peut aller jusqu’à 15 ans. « Il ne faut pas oublier que ces outils fonctionnent en situation extrême liée au lisier, à l’humidité, au temps de fonctionnement qui peut être de 10 heures par jour… Un bon montage et un entretien régulier sont nécessaires », souligne Laurent Yvergniaux.

La salle de traite 2 x 14 postes dans la stabulation
Sur une SAU de 127 ha, le Gaec des Galais affiche un objectif de production de 1,1 million L de lait et comprend aussi des ateliers porcin et volaille. Actuellement, 135 vaches laitières, surtout des Prim’Holstein et quelques Normandes, sont présentes sur l’exploitation. Elles pâturent sur 25 ha autour de la stabulation. Dans le nouveau bâtiment, les éleveurs ont investi dans une salle de traite 2 x 14 postes en double équipement et traite par l’arrière. Positionnée en bout de stabulation, elle dispose d’une sortie rapide débouchant sur les couloirs de raclage. « Cela aussi permet un gain de temps. » La traite est réalisée en 1 h / 1 h 15. « Avoir une salle de traite plutôt que des robots de traite nous permet entre autres de la souplesse dans le nombre de vaches laitières présentes », évoquent les éleveurs. Par ailleurs, le choix d’un système logettes-lisier a été fait pour éviter le fumier, chronophage et plus coûteux en fonctionnement. Cela permet aussi d’avoir moins de mammites, même si les problèmes de pattes ont tendance à augmenter aujourd’hui. « Les vaches se reposent sur des matelas sur lesquels nous répartissons de la paille broyée. »

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