En bref

Agretic dévoile ses lauréats

Lancé fin 2020 par Bretagne Développement Innovation, en partenariat avec la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de  Bretagne, le concours Agretic a tenu toutes ses promesses. Une quinzaine d’entreprises bretonnes a pris part à cette première édition dont le palmarès a été révélé la semaine passée.

Favoriser l’émergence et la détection de projets au confluent du numérique et de l’agricole : tel était l’objectif affiché par les promoteurs d’Agretic, lors du lancement, en fin d’année dernière. Et malgré le contexte sanitaire délicat, ce concours original a su trouver son public. Des dossiers de candidature en provenance d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor et du Finistère ont ainsi été déposés. Une dizaine d’entre eux a été pré-sélectionnée et les porteurs de projet ont été invités à les présenter à l’oral – par visio-conférence, Covid oblige –, devant les membres d’un jury pluridisciplinaire. Réuni vendredi dernier, ce dernier a établi son palmarès sur la base de trois principaux critères : le caractère innovant et l’adéquation avec la thématique Agretic, le potentiel de marché et la maturité du projet, la viabilité ainsi que la qualité de l’entreprise et de l’équipe projet.

Des innovations en phase avec leur époque

A l’issue de ce grand oral à distance, le jury a délibéré et désigné ses lauréats dans chacune des trois catégories du concours Agretic. La société rennaise Cormiers décroche ainsi le « prix Numérique et Agriculture » pour son « Weeder pilot ». En s’appuyant sur une caméra montée sur une bineuse, ce système permet un désherbage mécanique, précis et rapide. Très performant, il est compatible avec toutes les cultures semées en rangs. Voilà une innovation qui devrait contribuer à réduire le recours aux produits phytosanitaires dans l’entretien des cultures.
Le « prix Numérique et Agroalimentaire » revient, quant à lui, à la solution de contrôle d’étourdissement automatique développée par Wel2be, entreprise implantée à Pacé. Basée sur de l’analyse d’image et faisant appel à l’intelligence artificielle, cette solution permet, avant de procéder à la mise à mort, de détecter d’éventuels signes de conscience qui subsisteraient chez le porc ou le bovin après l’étourdissement. Une avancée qui, en garantissant l’absence de souffrance animale, répond à une très forte demande sociétale.

Enfin, le « prix Spécial » du jury couronne Harvy, robot autonome de récolte de fruits et légumes. Conçu par la société malouine Aisprid, cet automate piloté par intelligence artificielle permet de répondre aux problématiques de pénurie de main-d’œuvre, comme aux enjeux de réduction de la pénibilité au travail.
Les trois lauréats vont chacun recevoir une dotation financière de 3 000 € et bénéficier d’un accompagnement personnalisé par un expert de la filière pour développer leur innovation. Et, si les conditions le permettent, une mise en lumière leur sera offerte sur le Carrefour des fournisseurs des industries agroalimentaires, prévu du 8 au 10 juin, ou le Space, programmé du 14 au 17 septembre.

Jean-Yves Nicolas 

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