Economie, marchés et gestion

Pourquoi choisir le groupement d’employeurs ?

Si cette forme d’emploi partagé s’est d’abord développée en agriculture pour conquérir ensuite d’autres secteurs d’activité, ce n’est pas un hasard. Zoom sur un dispositif particulièrement bien adapté aux exploitations agricoles et sur les neuf atouts qu’il présente.

1 – Accéder à du salariat à temps partiel

Nombreuses sont les exploitations qui ont un réel besoin de main-d’œuvre. Pour autant, recruter un salarié à temps plein ne correspond pas toujours au besoin et représente une charge parfois trop lourde. Par ailleurs, il n’est pas facile de trouver un salarié à temps partiel. Avec le groupement d’employeurs, le salarié dispose d’un plein-temps qui sera réparti sur les différentes exploitations adhérentes selon un planning prédéfini.

2 – Jouer la complémentarité

Le groupement d’employeurs peut également être une réponse à des pics d’activité à la condition de trouver une complémentarité entre les exploitations adhérentes.

3 – Recruter des compétences spécifiques

Vous faites de la transformation et auriez besoin d’une compétence particulière, d’un responsable qualité par exemple, mais la structure seule ne permet pas de justifier une telle embauche ? Le groupement d’employeurs peut être une solution pour permettre d’accéder à des compétences qui participeront à la professionnalisation d’activités plus spécifiques.

4 – Créer et profiter d’une dynamique de groupe à l’échelle territoriale

Une des forces de l’agriculture a longtemps été le collectif. Avec l’agrandissement de la taille des structures, c’est une caractéristique qui se perd un peu. La gestion d’un ou de plusieurs salarié(s) en commun est l’occasion de recréer du lien et, pourquoi pas, d’organiser des chantiers collectifs.

5 – Déléguer pour se donner le temps d’anticiper et de mieux gérer

Le recours au groupement d’employeurs est un premier pas pour préparer une transition sur l’exploitation. Un associé se prépare à partir en retraite, vous avez un projet de développement… Il peut être judicieux de se donner les moyens de lever le nez du guidon pour anticiper les changements tout en se préparant matériellement à gérer un accroissement d’activité. Cette étape du groupement d’employeurs peut aider à se préparer à passer le cap de la première embauche.

6 – Apprendre à devenir employeur

Le manque de ressources humaines touche aujourd’hui de nombreuses exploitations et ce phénomène va s’accentuer. Les agriculteurs devront vraisemblablement gérer de la main-d’œuvre salariée demain plus qu’hier. Le groupement d’employeurs peut être une excellente école pour apprendre à gérer des salariés : la force du groupe, les formations proposées par l’intermédiaire du groupement et l’expérience acquise et partagée… de bons outils pour un apprentissage accéléré.

7 – Profiter de la mobilité des employés

Vous avez une société agricole, une deuxième société pour la commercialisation de vos produits, et vos salariés interviennent sur les deux entités ? Le groupement d’employeurs peut vous permettre de gérer la répartition du temps de manière plus souple, en évitant de faire plusieurs contrats. En revanche, cette organisation amène la question du choix de la convention collective applicable.

8 – Bénéficier d’un appui administratif

Le recours au groupement d’employeurs permet à l’agriculteur de bénéficier d’une aide dans la gestion administrative liée à l’embauche et à la gestion du personnel. En contrepartie, l’adhérent participe financièrement à la gestion du groupement. Certaines aides spécifiques viennent parfois participer à la prise en charge de ce coût.

Profiter d’une plus grande flexibilité quant à l’emploi
Si votre situation évolue et que votre besoin de main-d’œuvre change, le groupement d’employeurs vous offre plus de souplesse que l’emploi en direct. Par exemple, il peut permettre à l’un de ses adhérents de se séparer d’un salarié sans que ce dernier soit nécessairement licencié. Il évite ainsi à son adhérent d’avoir à gérer les démarches et de supporter le coût d’une telle opération. Attention toutefois, cette formule ne doit pas faire perdre de vue à l’agriculteur qu’il garde sa responsabilité de co-employeur, en matière de prévention des risques notamment.
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