Une bonne protection électrique sur l’élevage

 - Illustration Une bonne protection électrique sur l’élevage
Lors de la réunion locale GDS de la zone de Brocéliande, Yvonnick Dando a réalisé une démonstration sur le Gaec de l’Hermine à Breteil.
Plusieurs points de vigilance sont à connaître par rapport à la mise à la terre sur une exploitation. Faire vérifier la bonne protection de son installation peut être opportun.

Avoir une bonne protection électrique est essentiel en élevage de bovins, pour la sécurité de tous mais aussi parce que ces derniers sont très sensibles à l’électricité. Une perte de production, des modifications du comportement, des équipements d’élevage sous fréquentés peuvent apparaître en cas de défaut d’installation. « Nous regardons d’abord la présence de la barrette de coupure de la prise de terre, obligatoire. Elle se situe entre le piquet de terre et le bornier de répartition du tableau électrique. On peut y mesurer la valeur de la prise de terre qui permet l’évacuation du courant de défaut », explique Yvonnick Dando, technicien du service conseil et santé GDS Bretagne.

« Ce n’est pas seulement la longueur du câble qui rend la prise de terre efficace mais plutôt la nature du sol. L’idéal est de la mettre dans une terre de surface, noire… En été, la terre trop sèche peut être arrosée. » La résistance d’une mise à la terre se mesure en ohms. Plus elle est basse, plus le dispositif est efficace. « En élevage avec salle de traite, on vise une mesure inférieure à 18 ohms et on recherchera une valeur inférieure à 10 ohms pour des ateliers comportant des équipements avec variateurs de fréquence (robot de traite, certaines salles de traite, certains racleurs…). Si une terre n’est pas efficace, on peut en refaire une en coupant la première. »

Au moins 25 m entre deux prises de terre

À savoir également : il faut une seule terre sur un bâtiment et les équipements d’élevage. « Si un 2e bâtiment est situé à côté et qu’il est isolé, on peut mettre une 2e terre. Mais les deux terres doivent être séparées d’au moins 25 mètres l’une de l’autre. » Les problèmes peuvent venir de la terre des clôtures, trop proche d’une autre terre. « Par ailleurs, à l’intérieur du bâtiment, du fil blindé doit être utilisé pour le branchement de la clôture, puis du fil classique peut être mis dehors. »

Relier toutes les masses métalliques

Sur l’élevage, toutes les masses métalliques doivent être reliées à la terre : logettes, cornadis, racleur, rive de quai et canalisations en salle de traite… On peut faire des liaisons entre deux équipements en métal grâce à du fil en cuivre « vert – jaune ».

Une visite de contrôle possible

Avec un multimètre, la résistance peut être mesurée un peu partout sur le métal. Si elle est trop élevée, les connexions entre équipements doivent être renforcées. Dans les abreuvoirs aussi, la présence de courant électrique peut gêner les vaches. « Si elles lapent sans que l’eau soit trop froide, c’est un signe. » Un câble de cuivre nu dans l’abreuvoir relié à la terre peut être une solution. Pour aider les éleveurs à identifier d’éventuels problèmes électriques sur leur exploitation, un service a été créé par GDS Bretagne en 2014 avec un technicien habilité BT-BR par département. En cas de comportement anormal des bovins, les éleveurs peuvent demander un diagnostic, compris dans l’adhésion au GDS.


Tags :
Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article