Cultures

Rouille jaune : Observer avant de traiter

L’observation est un préalable incontournable pour décider un traitement contre la rouille jaune.

Le risque de présence de rouille jaune est régulièrement présent en Bretagne depuis quelques années, la vigilance est donc de mise sur toute la région. Il convient de surveiller ses parcelles à partir du stade épi 1 cm où la maladie commence à être nuisible. La tolérance variétale, même si elle est parfois fragile reste le moyen le plus économique pour lutter contre cette maladie.

La sensibilité variétale, premier critère à prendre en compte

Il est impératif de surveiller attentivement les variétés qui ont montré une sensibilité au cours des campagnes précédentes : Azzerti, Complice, Creek, Fluor, Grapeli, Hyfi, Lyrik, Oregrain, Tulip… D’autres variétés ont montré également quelques attaques, et devront être suivies avec attention au cours de cette campagne : Ascott, Bergamo, Cellule, Pibrac, RGT Sacramento,… Attention, cette liste n’est pas exhaustive et pourra évoluer en fonction des observations de la campagne. Suivez les observations du BSV et de vos prescripteurs.

La décision de traitement s’appuie sur l’observation des parcelles. Les premiers symptômes apparaissent en foyers dans la parcelle. Sur les feuilles, les spores sont réparties en stries linéaires, le long des nervures.
Inutile d’intervenir si ce n’est pas nécessaire, c’est l’observation qui décide. Lorsque le seuil est atteint, il convient d’intervenir rapidement.

La lutte chimique ne présente pas de difficulté particulière, du fait que les produits à base de triazole ont une efficacité très satisfaisante. Ils peuvent être complétés éventuellement par une strobilurine. Il convient d’investir entre 15 et 20 €/ha ; augmenter la dépense n’augmente pas la durée de protection, ni n’allonge la durée nécessaire à une réintervention.

Attention, cette application spécifique ne concerne que la rouille jaune. Le programme fongicide défini pour lutter contre la septoriose est indépendant de ces applications précoces. Il devra être adapté en fonction de la progression de la septoriose. Le délai entre deux interventions reste important les années où la pression parasitaire est très forte et sur variétés sensibles. Avec une pression comme celle observée en 2014, les produits ne dépassaient 20 jours de protection.

SEUIL DE DÉCLENCHEMENT

Le seuil de déclenchement sur rouille jaune est fonction du stade de la culture :

  • Pour les variétés sensibles (note ≤ 6) : Barok, Bergamo, Boregar, Cellule, Complice, Creek, Ephoros, Fluor, Grapeli, Lyrik, Oregrain, Tulip…
    • Au stade épi 1 cm, uniquement en présence de foyers actifs de rouille jaune (pustules pulvérulentes).
    • Au stade 1 nœud, traiter dès la présence des premières pustules dans la parcelle.
  • Pour les variétés résistantes (note > 6) :
    • Avant le stade 2 nœuds, ne pas intervenir.
    • Après le stade 2 nœuds, intervenir dès l’apparition de la maladie.

Élodie Quemener / Arvalis – Institut du végétal

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