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Maïs : malgré la pluie, la maturité du grain évolue

Les plantes peuvent sembler plus vertes que l’année dernière à même date, mais la maturité du grain évolue.

Avec la baisse des températures et la pluviométrie de ces derniers jours, la maturité du maïs plante entière évolue moins vite que fin août. Il y a 15 jours, s’il fallait un jour pour gagner 1 point de Matière sèche (MS), aujourd’hui le gain n’est que de 2 points par semaine. « Les plantes peuvent sembler plus vertes que l’année dernière à même date, mais attention, le grain avance », alerte Romain Guégan, responsable technique à BCEL Ouest, rappelant au passage l’année atypique pour cette fin de campagne. « En effet, la pluie fausse les données : le maïs moins sec masque cette évolution du grain, à raison de 0,5 point de MS/jour », note Michel Moquet, d’Arvalis-institut du végétal.

24 à 26 % de MS en zone tardive

En zone très précoce (cf. carte), les ensilages, démarrés fin août, ont bien avancé. Les chantiers battent leur plein cette semaine en zone moyennement séchante, dans le Sud-Morbihan où les teneurs en matière sèche mesurées par BCEL Ouest s’échelonnaient de 25 à 34 % jeudi 7 septembre à Elven (56), par exemple. Des résultats similaires à ceux de l’année passée, voire avec une légère anticipation des chantiers d’ensilage à programmer. Les premiers échos annoncent une récolte de qualité, avec des taux de matière sèche moins élevés que l’année passée, et de bons rendements de 14 à 16 t MS.

bcelo-rencontre-MS

En zone tardive, l’avance annoncée ces dernières semaines sera moins prononcée. Avec 20 à 30 mm de pluviométrie tombée depuis une semaine, le maïs vert s’est gorgé d’eau. Le maïs plante entière était en moyenne à 25 % MS dans le secteur de Quemper-Gézennec (22), 26 % à Hénon (22), pour des grains allant de 26 à 28 % MS, selon les mesures réalisées par BCEL Ouest, lundi 11 septembre. « Dans les zones tardives humides, le maïs très vert n’est qu’à 23-24 % MS, laissant présager des ensilages pour début octobre », estime Romain Guégan.

Pas de toxicité du charbon commun
Le charbon commun Ustilago maydis a été visible dans de nombreuses parcelles. Une incidence due au stress précoce provoqué par la vague de chaleur avant la floraison, fin juin / début juillet. Le charbon seul ne produit pas de toxines. « Il ne présente pas de toxicité. Le principal risque concerne la dépréciation de la qualité par un manque d’appétence possible pour le fourrage et une baisse du rendement s’il était présent sur les grains », rappelle Michel Moquet, d’Arvalis-institut du végétal.
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