Economie, marchés et gestion

Recruter via les réseaux sociaux

L’emploi via les réseaux sociaux n’est pas encore une pratique très répandue en agriculture. Ces médias peuvent être efficaces.

Recruter en agriculture n’est pas chose aisée. Il est difficile de trouver des techniciens d’élevage qualifiés, par exemple. Les chefs d’exploitation agricole ont donc tout intérêt à se poser la question des réseaux sociaux sans pour autant abandonner les canaux existants qui restent les plus efficaces aujourd’hui : sites web spécialisés, petites annonces dans les journaux agricoles…

Si un agriculteur sur deux utilise au moins un réseau social (Étude Agrinautes 2016) et qu’un tiers d’entre eux est sur Facebook, ils ne sont pas nombreux à publier des offres d’emploi sur ces plates-formes. Pourtant, de nombreux secteurs d’activité ont déjà adopté LinkedIn, Viadeo, Twitter ou Facebook pour diffuser leurs offres. Ce retard de l’agriculture est assez surprenant surtout lorsqu’on sait qu’avec le recrutement de près de 50 000 salariés permanents chaque année, elle est le 2e employeur de France. Pourquoi, alors, ne pas utiliser ces plates-formes afin de faire circuler une offre ou une recherche d’emploi ? Si une annonce rayonne sur le web et dépasse son seul cercle d’amis ou de « followers », on augmente forcément ses chances d’atteindre des personnes que cela intéressera.

Codes et règles

Il est conseillé à tout agriculteur qui souhaite se mettre aux réseaux sociaux à titre professionnel et en particulier pour du recrutement de suivre une petite formation. En effet, les réseaux sociaux répondent à des codes et des règles qu’il vaut mieux connaître avant de se lancer. Il est possible également de trouver des guides en ligne. Quel que soit le réseau choisi, le message doit être clair, précis et professionnel ! En effet, même s’il est conseillé de partager cette offre avec un profil personnel, il est recommandé d’utiliser une identité ou un profil professionnel pour parler de son entreprise. C’est une question d’image et de crédibilité.

La nature du poste, la durée, le type de contrat, la date souhaitée de l’embauche et le lieu de travail sont les renseignements essentiels. Pas assez de place pour tout dire en seulement 140 caractères, comme l’impose Twitter ? Si l’annonce est en ligne sur un site spécialisé ou sur une page Facebook, il faut mettre le lien correspondant pour y retrouver tous les éléments. Une offre postée sur les réseaux sociaux sera davantage partagée si on encourage à le faire, par exemple avec la mention « RT appréciés » (RT pour ReTweet, repartage de l’information).

Et le détail qui fait la différence : enrichir son post Facebook ou son tweet d’une photo en lien avec l’activité présentée. En effet, les posts illustrés attirent davantage l’attention et sont donc plus visibles. Une fois le contact établi, la discussion se poursuit en privé. Détails techniques, motif du recrutement ou encore salaire pourront être évoqués plus librement par téléphone, de visu ou par courrier électronique.

Emplois saisonniers

Au-delà des sites incontournables comme l’Apecita ou l’Arefa, d’autres plates-formes en ligne émergent. Le bon coin de par sa grande audience au niveau local semble de plus en plus prisé pour des offres d’emplois saisonniers. À signaler également, la start-up YoJob agriculture qui propose ses services en ligne aux recruteurs et aux candidats. Autant de solutions et de médias que l’agriculteur aurait tort de négliger dans le contexte actuel.

Guy Lemercier / Cogedis

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