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Assurer la promotion de sa production cunicole

Les éleveurs de lapins doivent être actifs pour promouvoir leurs produits et redonner un coup de jeune à leur production.

« Nous avons souhaité aborder la thématique de la communication et de la promotion du lapin à travers 3 témoignages », déclare Pascal Mancel, président de l’association des éleveurs de lapins bretons (AELB) lors de l’assemblée générale à Saint-Thélo le 29 juin. « Le lapin est une viande oubliée, nous devons rebondir en mettant en avant la nouveauté. Les légumiers ont bien réussi à le faire en relançant les légumes anciens », lance un jeune éleveur.

La présence des éleveurs en magasin fait vendre

Une initiative du réseau Rés’Agri 56 est de présenter l’élevage de lapins à des enfants d’écoles primaires dans les Halles du Faouët (56). « Nous leur montrons physiquement les animaux en leur expliquant qu’ils sont élevés pour leur viande. D’ailleurs derrière les lapins vivants nous avons des panneaux de présentation des différents produits en découpe disponibles en grande surface », explique Guénaël Sudrat, éleveur dans le Morbihan. Une autre action intéressante est à mettre au profit d’un groupe de 12 éleveurs de la coopérative Terrena en Mayenne.

Pascal Mancel, président de l’AELB ; Christophe Fourgeaud, conseiller en communication ; Isabelle Audouin, éleveuse en Mayenne et Guénaël Sudrat, éleveur dans le Morbihan.
Pascal Mancel, président de l’AELB ; Christophe Fourgeaud, conseiller en communication ; Isabelle Audouin, éleveuse en Mayenne et Guénaël Sudrat, éleveur dans le Morbihan.

« Nous effectuons des animations dans les grandes et moyennes surfaces le vendredi et le samedi. C’est très enrichissant. Les consommateurs sont preneurs d’informations surtout venant des éleveurs », confie Isabelle Audouin, éleveuse en Mayenne. Beaucoup de con-sommateurs indiquent manger du lapin mais admettent ne pas penser à en acheter. « Lorsque nous sommes présents en magasin les gens achètent mais après les ventes retombent. » Un constat est sans appel, 80 % des consommateurs ne savent pas où se trouve le lapin en magasin, c’est un vrai frein à la vente. Isabelle Audouin voit plusieurs intérêts à être présent dans les points de vente : « Tout d’abord nous avons un contact direct avec le consommateur. Ensuite, c’est un bon moyen pour nous de faire marcher l’affectif avec le chef de rayon qui hésitera moins à passer des commandes. »

Vanter les bénéfices plus que les caractéristiques

« Pour intéresser le consommateur il ne faut pas lui sortir 15 arguments différents mais plutôt 4 bien définis afin d’ouvrir la discussion. Il faut utiliser la méthode CAB (Caractéristique/Avantage/Bénéfice) et trier les arguments dans chacune des catégories », Christophe Fourgeaud de la société Praxis Développement, spécialisé en conseil en communication. Un consommateur est plus réceptif à un argument classé dans la catégorie bénéfice que dans les caractéristiques. « Par exemple, le client sera plus réceptif si on lui dit : la viande de lapin fait baisser de 10 % le risque d’avoir un incident cardio-vasculaire que si on dit cette viande est bonne pour la santé. » Des conseils qui seront mis en application par les éleveurs lorsqu’ils feront la promotion du lapin dans les magasins.

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2 commentaires

  1. “Par exemple, le client sera plus réceptif si on lui dit : la viande de lapin fait baisser de 10 % le risque d’avoir un incident cardio-vasculaire que si on dit cette viande est bonne pour la santé”

    –> quelle est la base scientifique pour dire cela ?

    1. Bonjour

      La base scientifique pour dire cela repose sur la quantité et la qualité du gras contenu dans la viande de lapin.
      Il faut qu ‘elle contienne des acides gras de type oméga 3 en quantité suffisante car ce type d ‘acides gras est reconnu pour prévenir les risques cardiovasculaires.

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