En bref

Un commissaire européen à l’écoute, et après ?

Organisée à l’initiative d’Alain CADEC, président du Conseil Départemental des Côtes d’Armor et député européen, la délégation qui est montée à Bruxelles le mercredi 25 mai était représentative de l’agriculture bretonne et costarmoricaine. Elle était constituée de Jacques JAOUEN et Danielle EVEN, respectivement présidents des Chambres d’agriculture Bretagne et 22, Didier LUCAS de la FDSEA 22, Pierre LECH’VIEN de la CR 22 et Jean Marc THOMAS pour la Confédération Paysanne Bretagne et 22. Cette journée particulière a permis de définir une plateforme de revendications communes à nos organisations.

Communiqué de la Confédération Paysanne du 31 mai 2016

La plus importante est la régulation des volumes au niveau européen qui ne pourra avoir d’efficacité que si elle est obligatoire.
Ensuite, la casse sociale que subit l’agriculture bretonne nous fait douter de la volonté de Bruxelles à préserver un modèle reposant sur des petites et moyennes exploitations et sur le maintien de l’emploi paysan.

Nous avons aussi lancé un appel commun à la suspension des négociations en cours dans le cadre des traités de libre échange transatlantiques. Pour finir, nous avons appelé à une harmonisation par le haut des règlementations sociales, fiscales et environnementales sur fond de simplification administrative.

Face à nous, Phil Hogan, a reconnu la gravité des problèmes rencontrés par les éleveurs bretons.
⦁ Il s’est affirmé comme un supporter de l’agriculture familiale.
⦁ Il s’est déclaré favorable à une régulation dans le cadre de l’art 222.
⦁ Il a déploré la faible utilisation par la France des 60 millions octroyés notamment pour le stockage privé.
⦁ Il a annoncé le déblocage d’une nouvelle enveloppe de 1 md d’€ pour les filières lait et porc au niveau européen. A ce sujet, il attend les propositions des autorités de gestion des différents états membres.

Bref, le commissaire à l’agriculture a donné une image bien plus constructive que celle qu’il a pu laissée les mois derniers. Si Bruxelles souhaite calmer la colère des agriculteurs et qu’elle aspire à endiguer la montée du sentiment anti-européen dans les campagnes, il va falloir poser des actes rapidement… avant le SPACE, en tous cas !

Source : Communiqué Confédération Paysanne

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