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Retour des canetons après 4 mois de vide sanitaire dans le Sud-Ouest

9 millions de canards ne seront pas produits avec l’arrêt de la production dans les départements touchés par l’Influenza aviaire.

Toutes les exploitations des départements touchés par l’Influenza aviaire de canard gras ont progressivement fermé leurs portes depuis le 18 janvier. Quatre mois de désinfection et de vide sanitaire imposés pour stopper la propagation de l’Influenza aviaire, selon un calendrier étalé entre mi-janvier et mi-avril. « En théorie, les premiers frappés par le vide seront les premiers servis au retour des canetons », a expliqué à l’AFP Christophe Mesplède, président du syndicat des exploitants familiaux (Modef) pour les Landes. Les premières exploitations à avoir engagé ce processus ont donc pu commencer mardi 17 mai à réintroduire des canetons, tandis que d’autres ont maintenu leur production jusqu’à fin avril – et ne rouvriront donc leurs portes que quatre mois plus tard.

Pour les exploitations où des cas de grippe aviaire étaient suspectés, et qui ont été contraintes à des euthanasies massives d’animaux, « la reprise est soumise à autorisation préfectorale préalable après contrôles sanitaires systématiques », a expliqué Christophe Mesplède. Les autres ont subi « des contrôles de la Direction des services vétérinaires aléatoires », a-t-il détaillé à l’AFP. Cet arrêt complet va peser lourdement sur la filière, dont trois quarts des 4 000 élevages sont situés dans les départements concernés.

Avec près de 9 millions de canards non produits pour les entreprises du secteur, le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) estimait la perte à 270 millions d’euros à la fin avril. Avec un temps d’élevage de trois mois pour les canards, les premiers abattages ne pourront pas intervenir avant la deuxième quinzaine d’août dans le Sud-Ouest. Le Gouvernement a prévu une aide de 130 millions. Les premières avances d’indemnisations pour les éleveurs seront versées de mai à juin, a promis vendredi dernier le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, en visite dans les Landes. Mais un quart du volume habituel annuel de foie gras sera absent sur les étalages en fin d’année.  « Le prix de vente au public du foie gras risque donc d’être orienté à la hausse », confie Christophe Barrailh, président du Cifog.

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