La caméra 3D évalue la notation d’état corporel

camera-3d-innovation-nouvelle-technologie-erreur-notation-etat-corporel-nec - Illustration La caméra 3D évalue la notation d’état corporel

Les nouvelles technologies permettent de reproduire sans erreur des analyses qui, jusqu’à présent, se faisaient visuellement, comme la notation d’état corporel.

La notation de l’état corporel (NEC) visuelle dans les élevages reste difficile à mettre en œuvre : la méthode nécessite d’être formé et de la pratiquer régulièrement. Pourtant, son suivi est intéressant pour optimiser les performances de reproduction et de santé des vaches laitières. Aussi, pour répondre à cette problématique, l’Inra dans le cadre de ses travaux sur les suivis de précision en élevage a mis au point un prototype à Rennes (35) avec une caméra qui filme en trois dimensions.

La 3D remplace l’œil de l’éleveur

L’institut de recherche a ainsi modélisé une méthode avec traitement de l’image des surfaces de l’animal allant des pointes de fesses aux pointes de hanches des vaches. Cette révolution technologique a été possible à partir d’analyses statistiques, en sélectionnant uniquement les données corrélées avec la NEC. La caméra doit être placée en salle de traite, sur le robot, ou à tout endroit de passage obligé des animaux. Le traitement des données par le logiciel permet d’avoir un suivi plus régulier, facilitant l’identification d’une vache qui décroche, la mise en lots et l’adaptation des rations.

L’imagerie 3D ressort comme un outil encourageant pour développer le phénotypage de l’état corporel plus fiable, et plus répétable que l’œil du pointeur. « Pas besoin d’attendre le bilan comptable ou de reproduction, le phénotypage à haut débit détecte tout décrochage en temps réel », expliquait Philippe Briand, de la Chambre régionale d’agriculture, en présentant cette innovation sur la plateforme Recherche et développement au Space. L’outil est en recherche d’un organisme pour le commercialiser. L’analyse statistique, mise en place n’est aujourd’hui valable que pour les Prim’Hostein. Mais la méthode peut être retravaillée pour établir de nouvelles références pour les autres races. L’imagerie 3D pourra à terme être utilisée également pour identifier la cause de boiteries, l’état des mamelles… Des expérimentations sont en cours à la ferme de Trévarez (29), avec un système Delaval (caméra BCS), qui situe sur un graphique les animaux par rapport à une plage « objectif », qui doit être analysée selon le système de production. Il permet d’analyser la NEC d’un lot, d’une vache individuelle… L’investissement (caméra et abonnement au logiciel) s’évalue à 5 800 €. Carole David


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