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Aviculture : l’eau, élément essentiel de la performance

La qualité de l’eau, le suivi de la consommation par animal, la gestion de l’hygrométrie sont autant d’éléments liés à l’eau et déterminants pour obtenir de bons résultats techniques.

« L’eau est un élément essentiel de la performance en volaille de chair. Il y a un travail colossal à faire sur le sujet dans les élevages », a rappelé Nicolas Quilleré, responsable technique volaille chair chez Sanders, lors de l’assemblée générale du Gaevol, à Locminé, vendredi 20 mars. Selon une étude faite en 2014, 52 % des eaux en bouts de lignes sont non conformes en bactériologie. « Il est très important de bien suivre son traitement d’eau et de mesurer régulièrement le potentiel Redox », conseille le responsable technique.

Bien suivre les consommations d’eau par animal

Le suivi quotidien de la qualité de l’eau et de la consommation des animaux est primordial. « Il faut suivre la consommation d’eau animal par animal que ce soit en poulet ou en dinde, et non la consommation globale à la journée. Nous fournissons à nos éleveurs des courbes de suivi établies en ml par sujet suivant leur âge. Ils peuvent ainsi détecter rapidement une sous-consommation d’eau qui pénalise les performances, notamment le poids et l’indice de consommation. Si cela arrive en fin de bande, cela peut impacter fortement le résultat. »

Une hygrométrie inférieure à 60 % pour une bonne ambiance

Quand on évoque l’eau, ce n’est pas uniquement l’eau de boisson, c’est aussi l’hygrométrie du bâtiment. « Une bonne ambiance passe par le maintien d’une hygrométrie inférieure à 60 %. C’est l’assurance d’avoir une litière qui reste saine. C’est aussi de cette façon que l’on conserve chez les volailles un statut digestif de bonne qualité », rapporte Nicolas Quilleré. De plus, une litière humide a comme conséquence immédiate le développement des pododermatites. « Tout se passe par l’eau et par la gestion de l’humidité. L’abaissement du taux de pododermatites est une demande sociétale émergente et cela se ressent au niveau des clients qui sont de plus en plus exigeants sur ce critère. D’ailleurs, c’est un nouvel élément réglementaire dans les pays du nord de l’Europe comme les Pays-Bas. Nous imaginons aussi pour demain une valorisation des pattes. »

Il existe plusieurs leviers pour limiter le développement des pododermatites. Tout d’abord, la litière doit être d’une granulométrie la plus fine possible. Il est conseillé de privilégier la sciure ou la cosse de sarrasin plutôt que des copeaux ou de la paille broyée. « Nous allons réaliser des tests en sciure de paille dans les semaines à venir. » Un sol bétonné est aussi un avantage pour maintenir de bons taux de pododermatites. Le responsable technique modère : « Le béton à lui seul ne suffit pas. Il faut aussi bien gérer les pipettes au niveau de la pression, du débit, de la hauteur et ne pas hésiter à ajouter des godets si nécessaire. » Nicolas Goualan

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