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Décryptage des primes couplées pour l’élevage ovin

Fin de semaine dernière, le ministre de l’Agriculture a annoncé les critères d ‘éligibilité des aides couplées. Zoom sur les aides destinées à la production ovine.

L’aide aux ovins se basera sur une aide de base évaluée à 18 €. Travaillant sur une enveloppe budgétaire fermée pour cette aide couplée, son montant exact ne peut pas être déterminé à ce jour. Il dépendra donc du nombre exact d’éleveurs éligibles à l’aide de base et aux compléments, un stabilisateur pourra être appliqué au montant annoncé. Cette aide sera éligible pour tout détenteur au minimum de 50 brebis (maintien du niveau actuel). Un  taux de productivité minimum est maintenu comme levier face à la baisse de production. Ce seuil de productivité s’élève à 0,4 agneau vendu (correspondant à la retranscription du seuil actuel de 0,7 agneau né).

Une opportunité pour l’élevage ovin

« Tous les éléments sont là pour encourager l’installation de nouveaux éleveurs, le développement de la production et la valorisation du produit », souligne la Fédération nationale ovine (FNO). Une opportunité à saisir pour enrayer définitivement le déclin de la production ovine. La création d’une aide couplée conséquente pour les légumineuses fourragères et la reconnaissance de toutes les surfaces utilisées par l’élevage ovin sont d’autres signes forts dont la FNO se félicite. Le syndicat ovin reste cependant vigilant sur la revalorisation de l’ICHN, afin que la progressivité annoncée n’affecte pas les bénéficiaires actuels de la PHAE, ainsi que sur les derniers ajustements des MAEC.

Des majorations

Plusieurs compléments, cumulables entre eux, pourront venir compléter cette aide de base, à condition de respecter certains critères. Afin de lutter contre la disparition des élevages, le niveau d’aide pour les 500 premières brebis sera majoré de 2 €, avec la transparence des Gaec. Les éleveurs soumis à une contractualisation percevront 3 € supplémentaires, cette aide existe déjà en 2014. Elle est donc réservée aux éleveurs réalisant un prévisionnel de mise en marché, soit adhérent à une organisation de producteurs commerciale, soit contractualisant plus de 50 % de leur production avec un à trois acheteurs sur la base de contrats LMA, soit en vente directe pour plus de 50 % de leur production et faisant un contrat d’apport avec leur prestataire d’abattage et de découpe. Une majoration de 6 €  sera réservée aux éleveurs respectant une des trois conditions suivantes : un taux de productivité supérieur à 0,8 agneau vendu par brebis par an, une production certifiée au titre d’une démarche qualité (bio, CCP) ou pour les nouveaux producteurs pendant les 3 premières années suivant le début de l’activité.

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