Côtes d'ArmorÉlevage

Un vêlage à 24 mois et près de 900 g/j de GMQ

La phase naissance – sevrage est une étape clé pour l’élevage de la génisse. C’est lors de la première lactation que l’on constate si la génisse exprime correctement son potentiel ou non. Au Gaec de la Croix à Plorec-sur-Arguenon (22), ils n’attendent pas de constater les résultats et profitent de l’accompagnement d’Eureden pour suivre la croissance des génisses avec les pesées et la mise en place de plans d’alimentation.
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Gaëtan Rochefort, éleveur et Théo Lecroc, alternant nutrition bovine Eureden, en train de peser la ration de Genixo Mel des génisses.

Au Gaec de la Croix, l’objectif est d’avoir un vêlage à 24 mois, ils s’en rapprochent puisqu’ils sont passés d’un âge au vêlage de 27 mois à 25 mois. « J’investis de 0 à 6 mois sur la ration de mes génisses pour assurer le bon développement de leur rumen pour qu’ensuite elles valorisent bien les fourrages », précise l’éleveur, Gaëtan Rochefort. Pour l’accompagner, Stéphane Le Boulanger, technicien Nutrition bovine Eureden, a proposé l’aliment Genixo Mel, le mash performance d’Eureden. Il est distribué en 2 repas / jour pour un apport équilibré sur la journée. « Avec cet aliment je n’ai pas de surconsommation et les génisses ingèrent toujours suffisamment de fibres », témoigne l’éleveur. Le programme alimentaire est facile, il faut distribuer 4 kg max à 6 mois. Cet aliment, parfaitement équilibré en protéines et énergie, permet d’assurer une belle croissance et le développement squelettique. Depuis que les éleveurs distribuent le Genixo Mel, ils sont passés de 750 g/j de GMQ à près de 900 g/j de GMQ aujourd’hui.

Peser ses génisses, ce n’est pas une perte de temps

La coopérative propose d’accompagner les éleveurs pour optimiser l’élevage de leurs génisses. Théo Lecroc, alternant au service Nutrition bovine Eureden, s’est chargé d’effectuer les pesées des génisses de 0 à 6 mois et calculer ces GMQ à l’aide d’une cage de pesée, d’une toise et d’un rondo. Ce service proposé par Eureden limite l’investissement en matériel et en temps pour les éleveurs. Au Gaec de la Croix, les veaux sont tout de même pesés à la naissance, Théo Lecroc apprécie : « C’est un vrai point fort pour ensuite suivre la courbe de croissance en fonction des pesées. Comme cela, on peut ajuster la ration pour chaque génisse ». Dans l’élevage, la quantité d’aliment à distribuer par génisse est indiquée sur un tableau sur chaque case. « En faisant peser nos génisses, on a un regard extérieur et cela permet d’adapter le programme alimentaire si besoin », explique Gaëtan Rochefort. « À force de voir les résultats on apprend à mieux connaître les repères de croissance, à bien cibler les génisses et cela donne envie d’évoluer et de s’améliorer », commente l’éleveur. Un contrôle est également effectué sur les génisses de plus de 6 mois grâce à un parcours et un système de contention créé dans l’ancienne salle de traite avec des barrières et des pesons. « Ce système est sécurisé et je peux contrôler le poids, la taille, tout faire d’un coup sans perdre de temps, c’est aussi moins de stress pour l’animal », souligne l’agriculteur.

Pas de baisse de GMQ liée au stress

Tout retard de croissance pris sur la phase 0-6 mois n’est pas rattrapable. L’impact d’un retard de croissance est fort sur le lait produit dès la première lactation : « J’ai des pics de lactation en 1re lactation à 31 kg environ puis 45 kg pour les multipares » commente Gaëtan Rochefort. Au Gaec de la Croix, le GMQ est bon, les risques de stress étant limités à chaque étape de l’élevage de la génisse. Dès le 2e jour de vie, les éleveurs commencent à distribuer l’aliment à la main aux génisses ; et tant qu’elles sont en cases individuelles et pendant la phase lactée, l’aliment est distribué à volonté. Le sevrage étant une période de transition alimentaire et potentiellement source de stress pour les animaux, la transition ici se fait en douceur puisque les génisses sont déjà habituées à l’aliment. Afin de confirmer les animaux à sevrer, c’est encore les mesures qui permettent de s’adapter à chaque animal. Le sevrage est effectué lorsque les génisses pèsent 110 kg (mesure au mètre ruban).

63 % de réussite à la 1re IA

Pour assurer un vêlage à 24 mois, les éleveurs travaillent aussi sur la reproduction de leur troupeau. Les résultats sont en nette progression. Entre 2020 et 2021, sur les vaches, le taux de réussite à l’IA est passé de 32 % à 57 %. Pour les génisses, les résultats sont également encourageants, ils sont passés de 45 à 63 % de réussite à la 1re IA. L’élevage n’utilise pas de dose sexée et utilise 1,4 paillette par génisse contre 1,8 en 2020.

Investir dans l’avenir

Ici, le coût de production est légèrement supérieur à la moyenne, mais l’âge au vêlage est de 24 mois. Gaëtan Rochefort fait le choix d’investir dans ses génisses pour assurer une bonne carrière laitière ensuite. « Pour l’élevage de la génisse, on souhaite assurer l’ingestion et la croissance pour ensuite avoir des vaches qui produisent et vieillissent bien », explique-t-il. L’objectif est que les génisses soient rentables le plus rapidement possible, et cela se traduit par une augmentation de la quantité de lait produite par jour de vie. Après avoir axé le travail sur la croissance des génisses et la reproduction, la prochaine étape serait d’améliorer l’ambiance au niveau du bâtiment des veaux.

Marine Rozec

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