Le bec 12 rangs récolte régulièrement

10125.hr - Illustration Le bec 12 rangs récolte régulièrement
La position surélevée de la cabine offre une très bonne visibilité pour le chauffeur de l’ensileuse.
En démonstration dans le Nord-Finistère, une ensileuse Krone Big X 780 équipée d’un bec X-Collect travaille de manière régulière, grâce à un bon acheminement des pieds de maïs vers le bloc hacheur.

Pour une récolte de maïs ensilage, « le plus important est de conserver une bonne alimentation du bec », selon Maxime Veraquin, démonstrateur chez Krone France, au volant d’une Big X 780 de démonstration équipée d’un bec X-Collect de 12 rangs et sur un chantier de l’ETA Mao, de Lannilis (29). Les pieds de maïs sont acheminés perpendiculairement dans la chambre d’alimentation, afin que la coupe soit la plus régulière possible. Sur ce modèle, les couteaux fixes ont laissé leur place à des disques rotatifs en forme de faucille, à vitesse variable, qui évitent de secouer les plants et de faire tomber les épis au sol. Ces outils de coupe intègrent des fers plats « pour exploser le haut de la tige. Le chaume reste droit, l’eau de pluie va y pénétrer plus facilement. La dégradation dans le sol sera accélérée ». Ce défibrage du chaume a aussi un effet indirect sur la présence de larves de pyrale qui pourraient se loger dans cette partie basse de la plante.

La machine s’adapte

Le capteur AutoScan analyse directement sur le bec la colorimétrie de la plante. Le procédé va modifier dès la récolte le réglage de la longueur des brins. « Plus elle est sèche, plus les brins seront courts ».
Chez le constructeur allemand, « nous prônons un seul type d’éclateur capable d’opérer dans tout type de chantier, du brin long au brin court. C’est la machine qui s’adapte à la récolte et non l’inverse », estime Rémi Chenevière, responsable marketing et communication pour le groupe. Les dents hélicoïdales de l’éclateur Optimaxx pulvérisent les grains, grâce à une surface de contact importante.

Prendre de la hauteur

La Krone Big X a la particularité de pouvoir surélever sa cabine de 70 cm, afin d’améliorer la visibilité au champ mais surtout de bien surveiller le remplissage des remorques. La coupe peut elle aussi être remontée pour ensiler plus haut. « Nous l’avons fait en Normandie car le volume de fourrage était important, les agriculteurs souhaitaient concentrer en énergie leur fourrage », explique Maxime Veraquin. Les 3 palpeurs de la coupe assurent un bon suivi de terrain, même quand la hauteur de récolte est augmentée.
La machine de démonstration a pu montrer l’efficacité de son système Stream Control, qui ajuste la puissance du flux en sortie de goulotte et pour éviter la dispersion de l’ensilage en cas de rafales de vent.

Sécurité avant tout

La barrière de protection se positionne rapidement en bout de parcelle, quand la coupe est repliée. « Cela ne prend pas plus de temps », assure le chauffeur. « C’est très appréciable sur les grosses journées de récolte, quand les chantiers doivent avancer ». Ainsi, la cadence de récolte ne se fait pas au détriment de la sécurité. L’entrepreneur Pierrick Mao apprécie aussi sur ces machines allemandes « le bloc hacheur qui sort facilement. C’est l’idéal pour l’entretien », remarque-t-il, pour cette fin de saison.


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